Paris de nuit

Immobilier et grandes métropoles mondiales

Parmi les grandes métropoles mondiales, on trouve Paris, Londres, New York ou encore Hong-Kong. Mais comment se porte le marché immobilier dans ces célèbres villes qui attirent touristes et investisseurs locaux comme étrangers ?

Le point sur le marché immobilier à Paris

Les grandes métropoles françaises incluent bien entendu Paris. La capitale de l’Hexagone est connue pour ses prix élevés et ses logements difficiles à trouver, notamment pour les moins aisés (étudiants, jeunes ménages…). Pourtant, la Ville lumière affiche des prix globalement en baisse et des taux d’intérêt qui le sont également. Deux bons arguments aux yeux des investisseurs qui sont ainsi plus nombreux.

Une plus forte demande

La capitale française compte actuellement un peu plus d’un acheteur – 1,2 précisément — pour un vendeur[1] alors que depuis plusieurs mois, on comptait environ un acheteur pour un vendeur. Le constat est donc le suivant : le nombre d’acquéreurs est en augmentation, une première depuis la moitié de l’année 2011.

Si une hausse des ventes est traditionnellement constatée au printemps, la belle saison n’est pas la seule explication. Divers éléments, comme des prix en baisse et des taux d’intérêt très bas, sont aussi à prendre en compte. C’est en effet ce contexte favorable qui encourage les acheteurs à investir à Paris où le pouvoir d’achat a augmenté de 2,8 % depuis le 1er janvier 2015. On estime que 2 % sont dus à la baisse des taux d’intérêt et le reste à la baisse des prix au mètre carré.

Les taux d’intérêt sont en effet historiquement bas, mais pas uniquement à Paris. Depuis le début du mois de mai 2015, ils continuent de chuter de 0,05 % à 0,20 % selon les villes et les durées des emprunts. L’ensemble des grandes métropoles françaises (hors Bordeaux, Strasbourg ou encore Toulouse) affiche ainsi des taux en baisse.[2]

Depuis le début de l’année, la tendance est globalement à la diminution des prix dans la région parisienne. Cependant, il est à noter qu’ils ont légèrement augmenté au début du deuxième trimestre 2015.

Une légère hausse des prix[3]

Si le premier trimestre 2015 a été marqué par une baisse des prix de l’immobilier parisien (-0,8 % en février et -0,4 % en mars), le mois d’avril a lui été synonyme de hausse des prix. Cette augmentation est toutefois très légère puisqu’on l’estime à 0,2 %.

Selon les professionnels de l’immobilier, cette faible hausse ne change en rien la tendance de fond du marché immobilier parisien qui reste baissière. Il faudrait en effet qu’on atteigne le chiffre de deux acheteurs pour un vendeur pour que la tendance s’inverse. Or, on en est encore loin, puisque rappelons-le, Paris compte 1,2 acheteur pour un vendeur.

Qu’en est-il des prix en banlieue ? Les Hauts-de-Seine ont enregistré une baisse de 0,2 % tandis qu’en Seine-Saint-Denis, c’est une hausse de 0,3 % qui a été observée.

À Paris, la baisse globale des prix et des taux d’intérêt attire les acquéreurs. Et du côté de Londres, comment se porte le marché immobilier ?

Le point sur le marché immobilier à Londres

Londres attire toujours de nombreux touristes. En revanche, on note que de plus en plus d’acheteurs fuient la capitale et plus grande ville du Royaume-Uni où les prix augmentent plus qu’à Paris.

Augmentation des prix

D’un point de vue urbanistique, la capitale française et la capitale anglaise sont assez similaires. De même, en matière de prix, elles se situent largement au-dessus d’autres grandes métropoles européennes.

Mais en 2014, l’écart entre les prix pratiqués dans les deux grandes capitales se creuse. Alors qu’à Paris, la tendance est à la baisse, à Londres c’est l’inverse qui se produit. Ainsi, depuis 2007, les prix de l’immobilier ont augmenté de 26 % à Paris contre 36 % à Londres où pour devenir propriétaire, il faut dépenser en moyenne 700 000 euros (contre 170 000 euros environ pour un logement comparable situé à Birmingham)[4].

Comment expliquer cette différence entre les prix parisiens et londoniens ? Par une gestion de l’économie qui diffère dans les deux villes. À Paris, les plans de rigueur ont remplacé les plans de relance tandis qu’à Londres, des plans de relance massifs ont été mis en place.

Des plans de relance pour booster l’immobilier

Funding for lending, Help to buy… L’Angleterre est parvenue à donner une nouvelle impulsion à sa croissance grâce à une politique de relance.

Le premier plan — Funding for lending — est « destiné à injecter des liquidités dans l’économie britannique » tandis que le deuxième – Help to Buy — est « dédié à l’achat immobilier […]. Les autorités britanniques garantissent jusqu’à 15 % d’un crédit hypothécaire dans le neuf ou dans l’ancien, limité à 600 000 livres, en vue d’inciter les banques et les caisses hypothécaires à accepter de financer les ménages ayant un apport représentant 5 % du prix d’achat »[5].

Outre ces plans de relance destinés à booster l’économie du pays, d’autres éléments expliquent la hausse des prix dans l’immobilier londonien.

Constructions en baisse et réglementées, « London calling[6] »…

Les plans de relance mis en place par le gouvernement britannique ne sont en effet pas les seuls responsables de la hausse des prix. Avec un nombre de constructions de logements très bas en Angleterre (140 000 seulement en 2013 contre plus de 280 000 en France) et qui continue de chuter, l’immobilier souffre d’une offre inférieure à la demande ayant pour conséquence principale une hausse des prix.

De plus, il est formellement interdit de construire sur les couronnes vertes situées aux abords des grandes villes anglaises comme Londres. Le périmètre des métropoles anglaises est ainsi limité, empêchant l’étalement urbain et menant aussi à une hausse des prix.

En outre, la grande attractivité de Londres au niveau international, supérieure à celle de Paris, explique également les prix de vente élevés. Les acheteurs étrangers « représentent désormais 50 % du total des nouveaux acheteurs sur le territoire du Grand Londres, contre seulement 7 % sur ce qui sera considéré comme le périmètre du Grand Paris »[7].

Les prix élevés ne concernent pas seulement les ventes. Les loyers sont également chers et il devient compliqué pour beaucoup de personnes de vivre seules dans un logement. La colocation est donc souvent envisagée, plus par nécessité que par choix.

Paris connaît une baisse globale des prix de vente de ses logements ainsi qu’une baisse des taux d’intérêt. Londres, quant à elle, est le théâtre d’une flambée des prix de vente et des loyers, due notamment à une offre très inférieure à la demande et à une très grande attractivité de la ville.

Et à New York, Berlin, Barcelone ou encore Hong-Kong, quel est l’état du marché immobilier ?

Immobilier et grandes villes : New York, Barcelone…

Londres et Paris ne sont pas les uniques grandes villes du monde ! Barcelone (Espagne), New York (États-Unis), Tokyo (Japon) et Hong-Kong (Chine) font également partie de la longue liste des grandes métropoles mondiales.

New York, une ville plus chère que Paris[8]

New York… Nombreux sont ceux qui rêvent de s’y installer. Mais avec des prix médians 3,2 fois supérieurs à ceux de Paris, le quartier de Manhattan et la ville en général ne sont pas à la portée de tous les portefeuilles. Vous souhaitez investir dans un deux ou trois-pièces à Manhattan ? Cela vous coûtera 70 % plus cher qu’à Paris. Concrètement, pour un deux-pièces valant 280 000 euros à Paris, il vous faudra dépenser 476 000 euros à New York.

Le mètre carré new-yorkais peut atteindre entre 80 000 et 90 000 euros alors qu’à Paris, les prix les plus élevés se situent aux alentours de 25 à 35 000 euros par mètre carré. La forte corrélation entre Bourse et immobilier à New York est la principale raison à l’origine de ces impressionnants écarts de prix, sans oublier les salaires des investisseurs et l’attractivité de la Grosse Pomme.

En outre, la métropole new-yorkaise a bénéficié de la crise des subprimes qui a eu, pour conséquence, une reprise spectaculaire du marché immobilier. Ainsi, en 2014, New York a vu ses prix augmenter de 14 %. Le terme « subprimes » est associé « à des prêts immobiliers accordés au début des années 2000 à des ménages américains peu solvables, dont le montant était gagé sur la valeur du bien immobilier. Tant que les prix de l’immobilier ont continué à progresser, ces prêts ont permis de dégager des rendements élevés […]. Le retournement du marché de l’immobilier américain au début de l’année 2007 et les premières pertes liées à ces prêts hypothécaires titrisés ont déclenché une […] “crise des subprimes”… »

New York est aussi célèbre pour ses gratte-ciel où sont installées de multiples entreprises. C’est également le cas de Hong-Kong qui compte le plus grand nombre de gratte-ciel d’au moins 100 mètres de hauteur.

Hong-Kong : des gratte-ciel aux loyers incroyablement élevés

En 2014, le groupe Knight Frank établit le classement des villes où les loyers des gratte-ciel sont les plus élevés. Hong-Kong remporte la palme[9] (suivie de New York et Tokyo) avec des prix au mètre carré qui ont augmenté de plus de 11 % au cours du deuxième semestre 2014.

Vous souhaitez installer votre société dans une tour de grade A ? Il vous faudra alors prévoir plus de 2 500 euros par mètre carré. Une somme conséquente que certaines grandes entreprises peuvent se permettre de dépenser.

Mais les entreprises ne sont pas les seules concernées par des prix élevés, les particuliers le sont également puisqu’on note, depuis 2010, une envolée générale des prix de l’immobilier dans la métropole chinoise. En novembre 2014, ces prix ont atteint un sommet malgré les mesures mises en place par le gouvernement. Une forte demande, notamment de la part de riches investisseurs chinois, et le peu de terrains constructibles expliquent en partie cette incroyable hausse.

Le marché immobilier de Hong-Kong est ainsi considéré comme étant le plus cher au monde. Si certains peuvent tout à fait se permettre d’investir dans la pierre malgré des prix aussi élevés, d’autres sont dans le cas contraire. Ainsi, même les Hongkongais percevant un salaire élevé ne parviennent pas à accéder à la propriété. Et ceux qui ne gagnent que peu d’argent vivent dans des conditions déplorables avec pour seul « logis » une sorte de cage servant aussi de lit[10].

Les autres grandes métropoles mondiales

En Allemagne, l’organisation du marché immobilier diffère quelque peu de celui d’autres grandes métropoles européennes comme Paris et Londres. Ainsi, l’attractivité du pays est partagée par une demi-douzaine de grandes villes, dont Berlin. Le résultat ? Une demande plus étalée, mais aussi des prix plus homogènes.

À Barcelone, pour les logements anciens, le prix au mètre carré se situe aux alentours de 4 200 euros contre 7 500 euros à Rome, par exemple. Concernant les prix en général, ils y ont été divisés par deux entre 2007 et 2013. Pour un appartement barcelonais de 50 mètres carrés, il vous faudra prévoir un budget de 140 000 euros environ. On peut aussi trouver des appartements de 80 mètres carrés en centre-ville pour un peu plus de 250 000 euros. Les prix peuvent dépasser le million d’euros pour des biens prestigieux comme des immeubles de plus de 440 mètres carrés.

En résumé, comparée à d’autres métropoles, la ville de Paris n’est pas si chère que ça. Il ne reste donc plus qu’à y trouver un logement !

Immobilier Paris : trouver un logement dans la capitale française

Vous faites partie des amoureux de Paris et souhaitez y trouver une résidence principale ou secondaire ? Que vous habitiez en France ou à l’étranger, pour trouver le logement de vos rêves dans la capitale française, vous pouvez choisir de faire appel à un chasseur immobilier.

Celui-ci se chargera de toutes les étapes à votre place afin de trouver l’appartement ou la maison qui correspond à vos critères, mais aussi à votre budget. Un mandat de recherche (simple ou exclusif) est nécessaire et vous ne payerez le chasseur de biens immobiliers que si celui-ci a rempli sa mission.

 

Les avantages sont multiples, n’hésitez pas à nous contacter pour plus d’informations.

 

[1]      Source : http://patrimoine.lesechos.fr/patrimoine/immobilier/02146782763-immobilier-la-demande-repart-a-paris-1116614.php

[2]                 Source : http://patrimoine.lesechos.fr/patrimoine/immobilier/02167181346-credit-immobilier-nouvelle-baisse-des-taux-en-mai-1119231.php?Zkz0QYhdmiTIeEMU.99

[3]      Source : http://www.boursorama.com/actualites/immobilier-hausse-moderee-des-prix-a-paris-en-avril-396b3d75e40a48a22d038dec41ae39e2

[4]      Source : http://tempsreel.nouvelobs.com/immobilier/monde/20150417.OBS7479/logements-hors-de-prix-transports-satures-londres-perd-des-habitants.html

[5]      Source : http://www.latribune.fr/vos-finances/immobilier/immobilier-pourquoi-londres-devient-plus-cher-que-paris-473355.html

[6]      London calling : en français « l’appel de Londres »

[7]      Source : FNAIM

[8]      Source : http://patrimoine.lesechos.fr/patrimoine/immobilier/02139255668-immobilier-paris-moins-chere-que-londres-et-new-york-1115552.php?FduHlpU4pCgFoTZc.99

[9]      Source : http://news.radins.com/actualites/ces-gratte-ciel-dont-les-loyers-atteignent-sommets, 12950.html

[10]   Source : http://immobilier.lefigaro.fr/article/hongkong-la-ville-de-tous-les-exces-immobiliers_6aa22614-b392-11e4-a1f6-3c0e47aa3d8a/