Secteur immobilier : que prévoient les candidats à la primaire de la gauche?

Les dimanches 22 et 29 janvier 2017 se tiendront les premier et deuxième tours de la primaire de la gauche. Sylvia Pinel, Arnaud Montebourg, Manuel Valls, Benoît Hamon, Vincent Peillon, François de Rugy et Jean-Luc Bennahmias ont évidemment inclus l’immobilier dans leurs programmes respectifs. Mais que proposent-ils ?

 

Le programme de Sylvia Pinel

Commençons avec le programme de l’unique femme présente lors de la primaire de la gauche : Sylvia Pinel. Celle qui a donné son nom à la loi Pinel – « dispositif gouvernemental de défiscalisation immobilière accessible à tous » – a quelques projets pour le secteur immobilier.

Parmi ses mesures phares, il y a l’allègement des droits de mutation, la révision des valeurs locatives cadastrales et la territorialisation de la politique du logement selon les besoins. En outre, elle souhaite « taxer davantage la rétention foncière plutôt que la cession ». Enfin, elle veut poursuivre sa politique d’incitation à l’investissement locatif.

 

Le programme de Manuel Valls

Concernant l’encadrement des loyers, l’ancien premier ministre confie être pour « mais pas dans toutes les agglomérations ». Il ajoute qu’il est cependant nécessaire que « les observatoires locaux se généralisent, à la main des collectivités, pour que la réalité des niveaux de loyers soit mieux connue, et qu’elle éclaire les choix d’urbanisme ».

Parmi ses mesures phares, citons la rénovation du parc de logements, la généralisation des observatoires des loyers qui ne seront cependant pas encadrés partout ou encore la poursuite du dispositif Pinel.

Le programme de Benoît Hamon

Pour Benoît Hamon, l’encadrement des loyers est une bonne idée qu’il faut maintenir. Il explique que « l’efficacité du dispositif à Paris a déjà été démontrée, notamment pour les loyers de petites surfaces. [Il faut désormais] étendre ce dispositif à toutes les zones tendues, à savoir les 13 métropoles françaises ».

Qu’en est-il de ses mesures phares ? Évoquons la mise en place d’une conférence sur le logement dans les six mois suivant l’élection présidentielle, l’encadrement du métier d’agent immobilier afin de « garantir droits et informations aux locataires et acquéreurs » ou encore la révision des taxes foncières et d’habitation.

 

Le programme de Vincent Peillon

Que pense Vincent Peillon de l’encadrement des loyers ? « Si l’évaluation est positive, il faudra étendre l’encadrement à d’autres secteurs où les loyers sont anormalement élevés. Il ne s’agit pas de le généraliser, mais d’utiliser ce dispositif autant qu’il est nécessaire. »

Concernant ses mesures phares, nous pouvons citer la révision de la fiscalité de la transmission du patrimoine, le plafonnement de la taxe d’habitation (20 % du revenu mensuel du foyer fiscal) ou encore la décentralisation des politiques du logement au niveau intercommunal.

 

Le programme de François de Rugy

L’écologiste François de Rugy est pour l’encadrement des loyers « mais sans approche idéologique systématique, uniquement là où c’est pertinent ». Il appuie ses propos en citant la ville de Nantes et sa situation immobilière tendue pour laquelle l’encadrement des loyers ne serait d’aucune aide.

Qu’en est-il de ses mesures phares ? Il y a, par exemple, la révision du mode de calcul des taxes foncières et d’habitation ou encore la décentralisation des politiques du logement au niveau intercommunal.

 

Le programme d’Arnaud Montebourg

« Pour réguler un secteur où les excès existent […], je demanderai que l’encadrement des loyers soit mis en place, progressivement et de manière pragmatique, dans toutes les métropoles, comme cela était initialement prévu par la loi ALUR », annonce Arnaud Montebourg.

En outre, il veut que les valeurs locatives de référence soient révisées et que la taxe foncière soit réformée. Il envisage aussi la « nomination de préfets délégués à la construction de logements et [un] soutien plus marqué aux maires bâtisseurs ».

Le programme de Jean-Luc Bennahmias

Quand on l’interroge sur l’encadrement des loyers, Jean-Luc Bennahmias se montre moyennement convaincu estimant que « cette mesure, qui correspond à un problème réel dans Paris et sa petite couronne, peut […] ailleurs […] favoriser la location entre particuliers de type Airbnb ».

Et s’il est élu, quelle sera sa première mesure concernant le logement ? « La mise en place d’états généraux du logement et de l’immobilier. »