crowdfunding immobilier

Tendance à découvrir : le crowdfunding immobilier

Avez-vous déjà entendu parler du « crowdfunding » ou « financement participatif » ? Après la musique, le cinéma ou encore la BD, ce système de financement relativement récent s’invite dans le secteur immobilier. De quoi s’agit-il exactement ? Comment se passe le crowdfunding immobilier ? Quels sont les risques ? À quelles plateformes faire confiance ? Voici les réponses à ces questions ainsi que divers conseils.

 

Qu’est-ce que le « crowdfunding » ?[1]

Le « crowdfunding », traduit en français par le terme « financement participatif », est une nouvelle façon, pour les entreprises et autres, de récolter de l’argent afin de financer tel ou tel projet.

En règle générale, les personnes intéressées investissent un petit montant et c’est l’addition de ces multiples sommes qui va permettre de récolter les fonds nécessaires au financement du projet.

Mais plus qu’un financement participatif, le crowdfunding permet de fédérer un grand nombre de personnes autour d’un projet.

Il est à noter que les fonds peuvent être alloués de quatre façons différentes :

sous forme de don : une personne – physique ou morale – donne une somme sans rien attendre en échange. Les associations, par exemple, peuvent opter pour ce type de financement pour divers projets (voyages, construction d’un centre d’accueil…) ;

en échange d’une récompense : une personne – physique ou morale – donne une somme, un don pour lequel elle est récompensée. En musique, par exemple, vous pouvez aider un jeune artiste à sortir un EP. Selon la somme que vous versez, vous pouvez recevoir, en échange, l’EP dédicacé ou encore une invitation à un concert.

sous forme de prêt : une personne physique prête une somme qui lui sera rendue avec ou sans intérêts (décision propre au porteur de projet) ;

selon le principe d’« equity crowfunding » ou investissement participatif : une personne – physique ou morale – investit une somme dans un projet en échange de l’acquisition de parts dans l’entreprise financée (directement ou indirectement).

 

Crowfunding immobilier : de quoi s’agit-il ?[2]

Cofinancer un programme immobilier ou réaliser un investissement locatif à plusieurs ? C’est ce que propose le crowdfunding immobilier.

Mais comment cela se passe-t-il exactement ? Il y a, d’un côté, des promoteurs immobiliers ayant besoin d’argent pour financer leur programme (immeuble, lotissement avec maisons individuelles…). De l’autre côté, il y a des investisseurs particuliers cherchant à booster leur épargne. Au centre enfin, se trouvent des plateformes de crowdfunding immobilier qui permettent de faire le lien entre les deux parties.

Si tout se passe bien, l’épargnant peut espérer 8 à 12 % de rendement annuel (avant impôts) pour 500 à 2 000 euros de mise minimale sur une durée de un à trois ans.

Plusieurs types de montages existent pour le crowdfunding immobilier : via une holding qui prend des parts dans une SSCV (société civile de construction vente), via une émission obligataire sur la holding qui détient l’ensemble ou une partie d’une SCCV ou encore via une émission obligataire pour une SAS (société anonyme simplifiée).

Présenté ainsi, ce système peut faire rêver, mais il faut être prudent, car des risques existent. Il se peut que divers professionnels impliqués dans le projet fassent faillite, que le budget de départ augmente pour diverses raisons ou encore que les logements ne se vendent pas. L’épargnant peut donc voir sa rentabilité réduire et il peut aussi, dans le pire des cas, perdre son capital.

Conseils pour le crowdfunding immobilier

Comme nous vous l’avons expliqué, le crowdfunding immobilier n’est pas sans risques. Aussi, certaines précautions sont à prendre.

Avant tout, assurez-vous que la plateforme que vous utilisez fait tout son possible pour limiter les risques cités précédemment.

De même, soyez sûr(e) qu’elle sélectionne soigneusement ses promoteurs et qu’elle est certaine que le programme concerné va véritablement voir le jour.

Notez également que l’investissement doit se faire, de préférence, via une SAS. Ainsi, pour les investisseurs, le risque de pertes sur la somme misée au départ est limité.

Enfin, vérifiez que la plateforme est réglementairement encadrée et a le statut de CIP (conseiller en financement participatif).

Vous pouvez, par exemple, faire confiance à Anaxago Immobilier, Lymo, Wiseed ou encore Canberra Immo.

 

Le crowdfunding immobilier vous intéresse ? Et si vous vous lanciez ?!

 

 

[1]    http://www.goodmorningcrowdfunding.com/definition-du-crowdfunding/

[2]    http://immobilier.lefigaro.fr/article/faut-il-se-laisser-tenter-par-le-crowdfunding-immobilier-_41017ee8-639d-11e5-ad7b-6ff9c59cd966/ + http://www.challenges.fr/patrimoine/20141022.CHA9254/crowdfunding-faut-il-investir-dans-l-immobilier-participatif.html