Covid-19 : quelles conséquences sur le marché de l’immobilier de luxe à Paris ?

Covid-19 conséquences sur immobilier de luxe à Paris
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Malgré l’épidémie de Covid-19, les confinements dans de nombreuses régions du monde entier et les répercussions économiques de cette crise sanitaire, on observe des chiffres encourageants dans le domaine de l’immobilier de luxe des grandes métropoles. Très concrètement, même si les prix ont baissé dans plusieurs villes, ils ont continué d’augmenter dans celles où l’offre est nettement inférieure à la demande, ce qui est le cas à Paris.

 

Avant le confinement, l’envol des prix dans l’immobilier de luxe parisien

Si l’on analyse l’année 2020 de manière chronologique, on observe avant tout que le premier trimestre était très encourageant dans le domaine de l’immobilier de prestige à Paris. Publiée en mars 2020, l’étude de Savills mettait en évidence une hausse des tarifs de 6,4 % entre septembre 2018 et septembre 2019.

Si Paris se présente comme une ville plus abordable que ses concurrentes (15 000 € le mètre carré dans le haut de gamme en moyenne, contre 45 000 € dans la ville la plus chère du monde, Hong Kong), elle affiche cependant une excellente dynamique. En effet, tandis que beaucoup de métropoles ont vécu une période que Savills qualifie « d’inertie », Paris a continué de progresser. Ainsi, il ne fait plus aucun doute que les appartements cossus du centre historique se présentent comme des investissements à la fois sûrs et rentables, ce qui encourage les acquéreurs à sauter le pas et à choisir Paris pour diversifier leur patrimoine.

Près de trois acheteurs sur quatre, dans le domaine de l’immobilier de luxe parisien, sont français. La ville gagne de plus en plus le cœur des investisseurs étrangers, notamment grâce à certaines réformes du gouvernement Macron et aux taux d’intérêts toujours très attractifs.

Tous les feux étaient au vert avant que l’épidémie de Covid-19 ne vienne mettre les pronostics en péril. Quelles ont été les conséquences du confinement et de la crise économique ? Les experts ont commencé à faire le bilan dès le mois de juin, quelques semaines seulement après le déconfinement…

 

Au lendemain du déconfinement, l’optimisme toujours permis

En juin 2020, Richard Tzipine, directeur général de Barnes, affirmait s’attendre à une baisse « de 5 à 7 % dans les douze prochains mois », tandis que Alexander Kraft, PDG de Sotheby’s International France, avançait au contraire que « les prix ne baisseront pas de manière significative » sans véritable krach, face à la demande qui explose et à l’attractivité de Paris auprès des investisseurs du monde entier.

Pendant le confinement, tout le marché de l’immobilier a été impacté, puisqu’il n’était plus possible d’organiser de visites et que les démarches de vente / d’achat devaient généralement être mises en pause. Il y a bien eu un effet de rattrapage au déconfinement, les professionnels du milieu ont repris à un rythme effréné.

La crise sanitaire a obligé certaines personnes ayant un projet immobilier à le mettre entre parenthèses, et elle a aussi encouragé d’autres individus qui n’y pensaient pas à changer de vie . À titre d’exemple, les Français se sont souvent sentis à l’étroit dans leur maison ou appartement, si bien que beaucoup ont rapidement contacté des agences pour trouver plus grand, ou déménager dans un logement disposant d’un espace extérieur privatif par exemple.

Richard Tzipine l’affirmait en juin dernier, les mandats confiés avaient déjà augmenté de « 50 % par rapport à 2019 ». Alexander Kraft, quant à lui, avançait un montant de 400 millions d’euros pour l’ensemble des compromis signés au premier semestre 2020, contre 300 millions à la même période en 2019.

Ce contexte favorable dans le domaine de l’immobilier face à l’épidémie de Coronavirus n’impacte pas tous les secteurs de la même manière, et c’est bien le domaine du luxe qui semble tirer son épingle du jeu. Les appartements d’exception offrant une vue dégagée sur Paris, un joli balcon et pourquoi pas une terrasse plein ciel deviennent de plus en plus prisés, ce qui contribue mathématiquement à l’augmentation des prix et à la dynamisation du marché.

 

À l’automne 2020, un premier bilan étonnamment positif

Au mois de septembre 2020, la publication de nouvelles statistiques au sujet de l’immobilier de luxe à Paris et dans le monde confirme les tendances qui semblaient se dessiner au cours de l’été : l’année 2020 reste un bon cru, malgré l’épidémie.

Au 1er semestre 2019, les résultats de Sotheby’s International Realty France atteignaient 449 millions d’euros… Et ils sont évalués à 435 millions d’euros en 2020, malgré l’arrêt total de l’activité pendant les deux mois de confinement. Le groupe affirme avoir réalisé 157 ventes sur l’ensemble de la France à un prix moyen de 1,55 million d’euros : le haut de gamme s’en sort mieux que jamais cette année.

Tout au long du confinement, les Français ont continué à mûrir leurs projets immobiliers, ils ont pu maintenir le contact avec les professionnels du milieu grâce au numérique, aux rendez-vous téléphoniques et aux visioconférences. Dès l’arrivée du déconfinement, le marché a vite repris, il n’y a pas eu de baisse de la demande ni de baisse de prix.

Trois raisons expliquent la bonne santé du marché de l’immobilier de luxe en France :

  • Les Français veulent une résidence principale plus confortable, avec de beaux espaces extérieurs et une plus grande superficie, afin d’éviter de se sentir à l’étroit ;
  • Les consommateurs sont de plus en plus nombreux à souhaiter une résidence secondaire, pour pouvoir se retirer sans quitter le pays ;
  • Le boom du télétravail encourage de plus en plus de Français à déménager quitte à s’éloigner du bureau, pour disposer d’un logement plus adapté à leurs besoins.

À plus long terme, la situation économique demeure incertaine, et les professionnels ne cachent pas qu’ils redoutent encore les conséquences d’une potentielle crise financière. Cependant, même face à une récession, les acquéreurs aisés intéressés par le haut de gamme ne seront pas autant impactés que les classes moyennes. En toute logique, on peut donc estimer que le marché de l’immobilier de luxe à Paris reste plus sûr, car moins soumis aux baisses de pouvoir d’achat souvent subies par les foyers avec un budget plus limité.

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