Immobilier : hausse des prix dans l’ancien malgré le contexte, que peut-on attendre de 2021 ?

appartement paris

Le dernier baromètre LPI-SeLoger est formel, les prix de l’immobilier continuent de grimper en France. Cette tendance se vérifie naturellement à Paris, mais aussi plus généralement dans toutes les grandes villes (celles qui comptent plus de 100 000 habitants). Tout au long de l’année 2020, les tarifs des appartements sur la métropole du Grand Paris ont augmenté de 3,2 %… Quant aux maisons, leur prix a flambé de 8,4 %, elles deviennent des perles rares de plus en plus convoitées ! Face à toutes ces réalités, difficile de savoir quel scénario privilégier pour 2021, même si les professionnels du milieu évoquent une possible baisse.

 

Une offre rare qui alimente un marché toujours plus tendu

Selon Michel Mouillart, porte-parole du baromètre LPI-SeLoger[1], la première cause de cette augmentation des tarifs repose sur la raréfaction de l’offre. Il souligne qu’une hausse si forte à l’échelle de tout le pays n’avait pas été observée depuis 2011, à la veille de la suppression du PTZ dans le domaine de l’immobilier ancien.

On le sait, à Paris plus que dans n’importe quelle ville, la demande est largement supérieure à l’offre. Les individus qui désirent acquérir des maisons ou des appartements voient souvent passer les biens qu’ils convoitent sous leur nez, parce qu’ils n’ont pas été assez réactifs ou qu’ils n’ont pas utilisé les bonnes méthodes au moment de proposer leur offre d’achat.

Plus que jamais, si vous voulez avoir un maximum de chances d’acheter le bien répondant à toutes vos attentes sur Paris, vous avez tout intérêt à vous faire accompagner de professionnels spécialisés dans le domaine. Chez HOME SELECT, nos chasseurs d’appartements et de maisons peuvent effectuer toutes les recherches pour vous et, malgré cette véritable raréfaction de l’offre, trouver le bien qui remplit toutes vos exigences.

 

Des ventes toujours plus rapides, sans négociation

Cette hausse ne concerne pas uniquement les grandes villes comme Paris, mais les agglomérations et les métropoles dans leur ensemble. Ainsi, on peut parler d’une inflation sur tout le Grand Paris, encore plus quand il s’agit des maisons en périphérie.

Très concrètement, avec les deux confinements qui ont élargi massivement la pratique du télétravail, beaucoup de personnes se sentent prêtes à s’éloigner de leur lieu de travail, pour vivre dans un logement plus spacieux, avec idéalement un espace extérieur privatif, et pourquoi pas un jardin.

Pour toutes ces transactions sur des biens extrêmement recherchés, les négociations deviennent presque impossibles. En effet, la marge observée par le baromètre est de 3,3 % pour les appartements et 4,6 % pour les maisons – des taux généralisés sur toute la France, qui sont encore plus faibles pour les maisons en Île-de-France, par exemple (3,4 %).

Désormais, plus que jamais, quand on visite un bien qui séduit, il faut être capable de réagir très vite et de communiquer une offre d’achat sérieuse et complète dans les meilleurs délais. Là encore, il peut être difficile pour des primo-accédants (ou même des personnes ayant déjà investi) de réaliser les meilleurs choix stratégiques et de travailler méthodiquement. En vous faisant accompagner d’un chasseur HOME SELECT pour votre recherche, vous vous assurez d’être totalement aiguillé sur toutes les étapes, y compris sur les plus tendues comme celle qui concerne la négociation et la transmission d’une offre d’achat.

 

Crise, resserrement des accès aux crédits : pourquoi les prix ne baissent-ils pas ?

Nous faisons face à une crise sanitaire inédite, avec des impacts économiques certains. Dans le même temps, les banques deviennent de plus en plus exigeantes, elles n’acceptent plus de prêter de l’argent aux familles plus modestes. La demande pourrait donc légèrement diminuer, car beaucoup de foyers ont vu leur pouvoir d’achat faiblir suite aux confinements.

Malgré tout, les prix poursuivent leur hausse. En effet, cette petite inflexion de la demande ne suffit pas à inverser une dynamique déjà bien enracinée. De plus, le fait que le secteur du BTP ait subi la crise et que de nombreux projets de construction aient été retardés impacte également l’offre, qui continue de se raréfier.

Face à cela, sur des villes comme Paris, il y a toujours beaucoup de candidats à l’achat. Car dans les grandes métropoles très onéreuses, ce sont généralement des personnes aisées qui désirent investir et, pour la majorité d’entre elles, la crise n’a pas eu d’effet significatif sur le pouvoir d’achat (c’est surtout celui des foyers déjà fragiles auparavant qui a souffert).

 

Quelle évolution des prix peut-on attendre en 2021 à Paris ?

Malgré ces chiffres du baromètre LPI-Se Loger, les Notaires du Grand Paris se veulent plus mesurés : ils notent de leur côté un « ralentissement de la hausse », et il est même question d’arrondissements dans lesquels on peut acheter pour moins de 10 000 € le mètre carré[2].

Après le 2e confinement, les agences ont pu reprendre les visites dès le 28 novembre, au moment de l’ouverture des commerces dits « non essentiels ». L’occasion pour plusieurs candidats à l’achat de relancer leur projet, et de s’intéresser aux dynamiques actuelles du marché parisien.

Très concrètement, on ne trouve plus que 3 arrondissements avec un prix moyen inférieur à 10 000 € par mètre carré : le 19e, le 20e et le 3e. Le 20e pourrait bien s’imposer comme une option très pertinente pour un investissement, car c’est aussi ici que la hausse a été la plus marquée dernièrement, 10 % en un an.

Les deux confinements ont logiquement diminué les visites et le volume des ventes a reculé au 3e trimestre 2020. Puisque les tarifs sont déjà à des niveaux très hauts et que les crédits immobiliers deviennent moins faciles à obtenir malgré des taux attractifs, les notaires pensent qu’une légère baisse n’est pas impossible d’ici la fin 2021… Bien qu’il soit encore difficile de se projeter à ce stade.

Car malgré la crise, les Français continuent de considérer l’immobilier comme une valeur refuge et de plébisciter l’investissement dans la pierre. Ils se sentent souvent moins confiants face au manque de visibilité, mais ils vivent aussi des envies de davantage de superficie, d’un espace extérieur… Autant d’éléments qui pourraient contribuer à alimenter la demande et nourrir le marché.

S’il y avait une baisse, elle ne concernerait certainement pas tous les arrondissements ni tous les types de biens : les maisons en périphérie, par exemple, devraient être toujours – sinon plus – recherchées que pendant les années précédentes.


[1] https://edito.seloger.com/actualites/barometre-lpi-seloger/immobilier-100-grandes-villes-francaises-prix-augmenter-article-40330.html

[2] https://immobilier.lefigaro.fr/annonces/edito/acheter/les-prix-de-l-immobilier/quels-sont-les-arrondissements-ou-acheter-a-moins-de-10-000-eurosm2-a-paris

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