Retour au calme et pouvoir d’achat

En ce moment, le secteur immobilier connaît quelques baisses. Dans l’ancien, ce sont les ventes qui amorcent un retour au calme. Parallèlement, le pouvoir d’achat des Français recule légèrement dans les 20 plus grandes villes de l’Hexagone.

 

Immobilier ancien : un « atterrissage en douceur » pour 2018

Ces deux dernières années, un nombre record de transactions a été enregistré dans l’immobilier ancien. Mais l’année 2018 devrait être synonyme de retour au calme avec, selon les notaires, des volumes de ventes « plus raisonnables ».

En février, on comptait ainsi 965 000 ventes sur les 12 derniers mois soit 5 000 de moins qu’un an plus tôt. Cependant, même en recul, le nombre de transactions reste très important. Mais alors pourquoi dit-on que le marché va se stabiliser ? Notamment parce que les demandes de crédits sont en baisse dans plus de 40 % des banques.

Du côté des prix, il faut s’attendre à une stagnation voire à une hausse. En 2017, ils ont augmenté de 4 % en moyenne. Les prix des appartements ont connu une hausse plus importante que celle des maisons. En Île-de-France, par exemple, les prix des appartements anciens ont augmenté de 5,1 % sur un an et une hausse de 8,6 % a même été constatée dans Paris. En province, la hausse est moins importante, mais tout de même présente : +2,7 % au dernier trimestre 2017. Certaines grandes villes ont connu une véritable explosion des prix : à Bordeaux, le mètre carré a augmenté de 16 % en un an. À Nantes, Lyon, Lille, Annecy et Toulouse, la hausse se situe entre 5 et 8 %.

pouvoir d'achat

 

Légère baisse du pouvoir d’achat dans les grandes villes françaises

Dans les villes moyennes, le pouvoir d’achat des Français.es a augmenté entre mars et avril. Parallèlement, il a baissé dans les grandes villes. Ce pouvoir d’achat, calculé pour 1 000 euros de mensualités sur 20 ans avec emprunt à taux fixe, connaît ainsi un recul dans diverses villes importantes.

Saint-Étienne (qui conserve tout de même sa première place) a perdu près de 10 mètres carrés de pouvoir d’achat immobilier passant ainsi de 163 mètres carrés à 153 mètres carrés de surface finançable. Paris est dernière du classement juste après Lyon et Bordeaux, cette dernière ayant perdu six mètres carrés de pouvoir d’achat immobilier en un an. Si la raison de cette baisse du pouvoir d’achat dans les grandes villes n’est pas à chercher du côté des taux toujours stables, elle est en revanche à chercher du côté des prix qui, eux, ont évolué.

Cependant, certaines grandes villes tirent leur épingle du jeu : Toulon a gagné quatre mètres carrés de surface finançable, Angers a gagné six mètres carrés et Le Havre en est à deux mètres carrés supplémentaires.

 

Voici un tableau récapitulatif pour les 20 plus grandes villes françaises (période : mars-avril 2018) :

secteur immobilier baisse du pouvoir d’achat