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Le Carnet immobilier du Dimanche
N° 9 · Dimanche 19 juillet 2026
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Au sommaire
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01L'édito
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02L'article : Encadrement des loyers à Paris : la fin du pari politique
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03Le conseil : Les atouts d'un bien se relèvent dès la visite
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04Pourquoi confier votre projet à Home Select
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01 · L'édito
Depuis six mois, une hypothèse circule chez les propriétaires bailleurs : l'encadrement des loyers finira par tomber, l'expérimentation ELAN arrive à son terme, autant fixer le loyer au niveau que le marché acceptera vraiment. Cette lecture, longtemps défendable, ne l'est plus.
Deux événements récents ferment la fenêtre. Un arrêté préfectoral du 12 juin 2026 a fixé une nouvelle grille de loyers de référence, applicable à Paris jusqu'au 24 novembre 2026. Un jugement du tribunal judiciaire de Paris, rendu le 26 mars 2026, a condamné un bailleur à restituer plus de cinq mille euros au titre d'un complément de loyer annulé rétroactivement.
Cette édition est consacrée à ce que ces deux textes changent, concrètement, sur le marché parisien, et à ce qu'il faut en retenir quand on achète pour y vivre. Le cadre est plus étroit qu'il n'y paraît, et surtout plus opposable.
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Jean Mascla, fondateur
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02 · L'article de la semaine
Encadrement des loyers à Paris : la fin du pari politique
Réglementation · Analyse · 5 min de lecture
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L'essentiel
Un arrêté préfectoral du 12 juin 2026 fixe une nouvelle grille de loyers de référence à Paris, applicable du 1er juillet au 24 novembre 2026.
Un jugement du tribunal judiciaire de Paris rendu le 26 mars 2026 a annulé un complément de loyer mensuel de 356,38 euros et condamné le bailleur à restituer 5 702,08 euros.
Selon la mission Fack-Chapelle remise au gouvernement le 22 mai 2026, 35,6 % des baux récents parisiens affichent un loyer supérieur au plafond majoré, un contentieux potentiel plutôt qu'une tolérance.
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Beaucoup de propriétaires bailleurs traitent encore l'encadrement comme une contrainte transitoire, adossée à un débat politique qui pourrait tourner. Un arrêté récent et un jugement rétroactif rendent cette lecture intenable.
Le réflexe historique des bailleurs consistait à fixer le loyer au niveau que le marché parisien acceptait de payer, en pariant sur trois hypothèses convergentes : non-reconduction de l'expérimentation, faiblesse des contrôles, marge offerte par le complément de loyer. Ces trois hypothèses sont aujourd'hui fragilisées, séparément et ensemble. L'expérimentation issue de la loi ELAN du 23 novembre 2018, prolongée par la loi 3DS en février 2022, arrive à son terme le 23 novembre 2026, et le débat porte moins sur un abandon que sur une reconduction ciblée.
L'arrêté préfectoral du 12 juin 2026 fixe une nouvelle grille de loyers de référence à Paris, applicable du 1er juillet au 24 novembre 2026. La période de validité est courte, calée sur l'échéance nationale, mais la grille reste opposable pendant toute cette fenêtre. Elle vise tous les baux d'habitation signés à Paris depuis le 1er juillet 2019, qu'il s'agisse de locations vides, meublées, en colocation ou en bail mobilité. Un point mérite l'attention : la date de signature fait foi. Un bail signé le 30 juin 2026 et un bail signé le 1er juillet 2026 ne se vérifient pas nécessairement avec la même grille.
Ce qui a changé la donne, pourtant, ce n'est pas l'arrêté. C'est le jugement du 26 mars 2026 rendu par le tribunal judiciaire de Paris. Le juge y annule un complément de loyer mensuel de 356,38 euros et condamne le bailleur à restituer 5 702,08 euros au titre des sommes indûment perçues entre septembre 2024 et décembre 2025. Le tribunal a par ailleurs jugé qu'un bon DPE ne constitue pas une caractéristique exceptionnelle justifiant un complément de loyer, la performance énergétique étant déjà intégrée dans le loyer de référence. La restitution rétroactive change tout : elle rend le pari sur l'abandon futur du dispositif coûteux, même si ce pari s'avérait juste, dès lors qu'un locataire déjà en place peut agir sur les baux antérieurs.
Un chiffre est souvent invoqué pour minimiser le risque : selon les données exploitées par la mission d'évaluation confiée aux économistes Gabrielle Fack et Guillaume Chapelle, remise au gouvernement le 22 mai 2026, 35,6 % des baux récents à Paris affichent un loyer supérieur au plafond majoré. On y voit parfois une tolérance de fait. La lecture inverse s'impose. Ce taux mesure un stock de contentieux potentiel, à un moment où le complément de loyer est identifié par la mission comme le principal vecteur de contournement du dispositif. Pour un bailleur, se ranger dans la majorité des propriétaires en dépassement n'est plus une position confortable, c'est une exposition.
Sur le plan politique, l'hypothèse d'une sortie sèche s'éloigne. Dans une interview au Monde parue le 24 juin 2026, le ministre du Logement Vincent Jeanbrun a évoqué une prolongation de deux ans, réservée aux communes déjà engagées. Le député Iñaki Echaniz a précisé que la proposition de loi serait amendée en ce sens, pour éviter une sortie sèche en novembre. Paris fait partie des communes concernées. La question n'est donc plus de savoir si le dispositif s'appliquera dans dix-huit mois, mais quelle grille s'appliquera et sur quelle durée.
La conséquence tombe d'elle-même. Le loyer plafond, majoré s'il y a lieu, est désormais la référence opposable à Paris. Le complément de loyer, lui, doit reposer sur des caractéristiques réellement exceptionnelles, documentées, distinctes de celles déjà intégrées dans le loyer de référence, faute de quoi le délai de contestation de trois mois pourra être utilisé par un locataire averti.
Ce carnet se garde de prédire ce que sera le dispositif après novembre 2026. Un constat s'impose simplement : à Paris, le pari d'un loyer au-dessus du plafond repose désormais sur une hypothèse fragile. Pour l'acquéreur d'une résidence principale, d'un appartement familial ou d'un pied-à-terre d'expatrié, la leçon est ailleurs : un bien parisien s'évalue sur ce qu'il offre à ceux qui l'habitent, hauteur sous plafond, terrasse, vue dégagée, éléments patrimoniaux rares, et sur la valeur qu'il conserve dans le temps. Ce cadrage se fait avant l'offre d'achat, pas après.
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« Un bien parisien s'évalue sur ce qu'il offre à ceux qui l'habitent, et sur la valeur qu'il conserve dans le temps. »
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Questions fréquentes
Quel plafond de loyer s'applique à une location à Paris depuis le 1er juillet 2026 ?
L'arrêté préfectoral du 12 juin 2026 fixe une nouvelle grille de loyers de référence, applicable du 1er juillet au 24 novembre 2026. Elle vise tous les baux d'habitation signés à Paris, qu'il s'agisse de locations vides, meublées, en colocation ou en bail mobilité, et la date de signature fait foi.
Un bon DPE justifie-t-il un complément de loyer à Paris ?
Non. Le tribunal judiciaire de Paris a jugé le 26 mars 2026 qu'un bon DPE ne constitue pas une caractéristique exceptionnelle justifiant un complément de loyer, la performance énergétique étant déjà intégrée dans le loyer de référence.
Que risque un bailleur qui perçoit un complément de loyer mal fondé ?
Un jugement du 26 mars 2026 a annulé un complément de loyer mensuel de 356,38 euros et condamné le bailleur à restituer 5 702,08 euros au titre des sommes indûment perçues. Le locataire dispose de trois mois pour contester un complément de loyer.
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Le chiffre de la semaine
35,6 %
La part des baux récents à Paris affichant un loyer supérieur au plafond majoré, selon les données GMBI exploitées par la mission Fack-Chapelle. Ce que l'on prend souvent pour une tolérance est plutôt la mesure d'un contentieux à venir.
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03 · Le conseil d'achat
Les atouts d'un bien se relèvent dès la visite
Hauteur sous plafond, terrasse d'usage privatif, vue dégagée, éléments patrimoniaux rares : ces caractéristiques se constatent lors des visites et font la valeur durable d'un bien parisien. Home Select les relève, les photographie et les qualifie au moment de l'audit du bien, pour que l'acquéreur dispose d'un dossier étayé au moment de l'offre.
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04 · Pourquoi Home Select
Un audit du bien avant l'offre, pas après
Sur un projet d'acquisition parisien, les chasseurs de Home Select auditent le bien, l'immeuble et l'adresse visée avant que vous ne signiez une offre d'achat. Ce travail inverse l'ordre habituel : l'offre repose sur la valeur réelle du bien, et la négociation se mène ensuite en connaissance de cause, pas à l'aveugle. Home Select obtient ainsi en moyenne 6 % de négociation sur le prix vendeur.
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