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Le Carnet immobilier du Dimanche
N° 16 · Dimanche 6 septembre 2026
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Au sommaire
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01L'édito
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02L'article : Rentrée 2026 : la moyenne ment, le marché parisien trie
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03Le conseil : Exigez un DPE édité après le 1er janvier 2026
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04Pourquoi nous confier votre projet
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01 · L'édito
Cette semaine, deux chiffres circulent : les prix parisiens progressent de 1 % sur un an, le taux moyen des crédits s'établit à 3,30 %. Lus vite, ils dessineraient un marché qui a retrouvé son souffle. Lus de près, ils révèlent surtout une moyenne qui ne dit plus rien du bien qu'on visite samedi.
Nos chasseurs observent depuis la rentrée un marché qui trie. D'un côté, les appartements clairs, rénovés, bien classés, qui partent en trois semaines. De l'autre, les logements à travaux, aux étages hauts sans ascenseur, aux copropriétés fragiles, où la négociation redevient un levier. Non plus deux tendances : deux marchés.
Nous refusons le récit binaire qui voudrait que « ça baisse » ou que « ça remonte ». La rentrée 2026 propose autre chose, de plus utile : un marché devenu lisible, à condition de savoir ce qu'on regarde. Nous en tirons ce dimanche les repères concrets, avec deux paramètres qu'un acquéreur ne peut plus ignorer à la signature : les droits de mutation parisiens et la réforme du DPE entrée en vigueur en janvier.
Ce n'est pas le moment d'attendre. C'est le moment de choisir avec méthode.
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Jean Mascla, fondateur
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02 · L'article de la semaine
Rentrée 2026 : la moyenne ment, le marché parisien trie
Marché · Décryptage · 5 min de lecture
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L'essentiel
À la rentrée 2026, deux marchés coexistent à Paris sous la même moyenne : les appartements clairs, rénovés, bien classés partent vite, les logements à travaux se négocient.
Les Notaires du Grand Paris situent le prix des appartements parisiens à 9 580 €/m² fin février 2026, en hausse de 0,9 % sur un an.
Depuis avril 2025, Paris applique un DMTO total de 6,32 %, mais les primo-accédants de la résidence principale restent à 5,81 %, un écart d'environ 3 600 € sur 700 000 €.
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Un pour cent de hausse sur un an, un taux de crédit à 3,30 % : les chiffres officiels de la rentrée dessinent un marché parisien qui aurait retrouvé son équilibre. Sur le terrain, deux marchés coexistent désormais sous la même moyenne. Voici comment les lire.
Commençons par les repères. Les Notaires du Grand Paris situent le prix des appartements parisiens à 9 580 €/m² fin février 2026, en hausse de 0,9 % sur un an. MeilleursAgents estime la moyenne à 9 657 €/m² au 1er août, dans une fourchette qui va de 6 488 à 16 195 €/m² selon les rues. Côté crédit, l'Observatoire Crédit Logement mesure un taux moyen à 3,30 % en juillet, après une remontée graduelle depuis avril. Ces trois chiffres racontent la même histoire : le marché ne s'effondre pas, il ne s'envole pas. Il se lit autrement.
Prenons deux exemples typiques de cette rentrée, tels que nos chasseurs les rencontrent. Un trois pièces refait à neuf à Batignolles, classé D, ascenseur, quatrième étage sans vis-à-vis : trois semaines entre la mise en ligne et le compromis, deux offres au prix. À quatre kilomètres de là, sur la rive gauche, un quatre pièces d'Odéon avec travaux, classé F, sixième étage sans ascenseur, ravalement voté en copropriété : six mois d'annonce, deux baisses successives, un acquéreur qui a négocié de manière significative. Même trimestre, même ville, deux marchés.
Les Notaires de France confirment cette lecture dans leur note de conjoncture de juillet : « les Français ont encore des projets immobiliers, mais les acquéreurs prennent plus de temps pour les réaliser et négocient ». Cette phrase, apparemment banale, marque une rupture. Le marché francilien reste, selon la Chambre des Notaires de Paris, « en dents de scie », porté par la résidence principale, tandis que l'investissement locatif s'est retiré des transactions. Le tri qui s'opère ne relève donc pas d'un effet d'annonce : il traduit la mécanique d'une demande devenue sélective.
Deux paramètres nouveaux pèsent désormais à la signature. Le premier concerne les droits de mutation. Depuis avril 2025, Paris applique un DMTO total de 6,32 % du prix d'acquisition, contre 5,81 % auparavant. Mais les primo-accédants qui achètent leur résidence principale échappent à cette hausse et restent à 5,81 %, sous conditions vérifiées par le notaire : ne pas avoir été propriétaire de sa résidence principale depuis au moins deux ans, s'engager à l'occuper cinq ans. Sur un achat à 700 000 €, l'écart représente environ 3 600 €. À vérifier avant de signer le compromis.
Le second paramètre est énergétique. L'arrêté du 13 août 2025 a abaissé le coefficient de conversion de l'électricité de 2,3 à 1,9 pour tous les DPE édités depuis le 1er janvier 2026. Résultat mesurable : environ 850 000 logements chauffés à l'électricité sortent mécaniquement des classes F et G, sans travaux. Pour un acquéreur, cela signifie deux choses. D'abord, exiger un DPE émis après le 1er janvier 2026 et refuser un diagnostic antérieur qui ne reflète plus la réalité réglementaire. Ensuite, ne pas surpayer une étiquette obtenue par simple recalcul. Le projet de loi Relance Logement, adopté au Sénat le 8 juillet et transmis à l'Assemblée le 9 juillet, pourrait encore amender le calendrier des interdictions de location : la matière reste mouvante.
Que retenir concrètement pour un projet à l'automne 2026 ? Les critères qui séparent les deux marchés s'identifient avant même la première visite : luminosité et exposition, classement énergétique et date du DPE, présence d'un ascenseur au-delà du troisième étage, état des parties communes et travaux votés en assemblée, distribution des pièces. Un appartement qui coche ces cases se traite au prix, parfois au-dessus. Un appartement qui en manque plusieurs se négocie, sérieusement. Le marché ne récompense plus la moyenne : il récompense la lisibilité.
L'acquéreur de 2026 gagnera peu à attendre un retournement franc ou à parier sur une baisse générale. Le baromètre de fin août le dit clairement : « les écarts entre logements rénovés et énergivores devraient rester très marqués ». Ce qu'il peut faire, en revanche, c'est trier en amont avec méthode, éliminer les biens qui coûteront cher à remettre à niveau, et concentrer son temps sur ceux qui traverseront la décennie sans mauvaise surprise. C'est exactement ce marché que nous chassons chaque jour.
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Deux biens, deux marchés à la rentrée 2026
| Caractéristique |
Trois pièces à Batignolles |
Quatre pièces à Odéon |
| État |
refait à neuf |
avec travaux |
| Classe énergétique |
D |
F |
| Étage et ascenseur |
quatrième étage, avec ascenseur |
sixième étage, sans ascenseur |
| Délai |
trois semaines jusqu'au compromis |
six mois d'annonce |
| Issue |
deux offres au prix |
deux baisses successives |
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« La moyenne ne dit plus rien du bien qu'on visite samedi. »
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Questions fréquentes
Quel est le prix au mètre carré d'un appartement à Paris à la rentrée 2026 ?
Les Notaires du Grand Paris le situent à 9 580 €/m² fin février 2026, en hausse de 0,9 % sur un an. MeilleursAgents estime la moyenne à 9 657 €/m² au 1er août, dans une fourchette qui va de 6 488 à 16 195 €/m² selon les rues.
Quel est le taux des droits de mutation à Paris en 2026 ?
Depuis avril 2025, Paris applique un DMTO total de 6,32 % du prix d'acquisition, contre 5,81 % auparavant. Les primo-accédants qui achètent leur résidence principale restent à 5,81 %, à condition de ne pas avoir été propriétaire de sa résidence principale depuis au moins deux ans et de s'engager à l'occuper cinq ans.
Pourquoi exiger un DPE édité après le 1er janvier 2026 ?
L'arrêté du 13 août 2025 a abaissé le coefficient de conversion de l'électricité de 2,3 à 1,9, et environ 850 000 logements chauffés à l'électricité sortent des classes F et G sans travaux. Un diagnostic antérieur ne reflète plus la réalité réglementaire.
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Le chiffre de la semaine
850 000
C'est le nombre de logements chauffés à l'électricité qui sortent des classes F et G du DPE au 1er janvier 2026, sans travaux, par simple recalcul du coefficient de conversion.
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03 · Le conseil d'achat
Exigez un DPE édité après le 1er janvier 2026
Un diagnostic antérieur applique l'ancien coefficient électricité et peut classer F ou G un bien qui ressort désormais en E. À l'inverse, ne surpayez pas une étiquette obtenue par simple recalcul : demandez au vendeur les factures énergétiques réelles des douze derniers mois.
Le nouveau DPE en 2026 : ce qui change ›
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04 · Pourquoi nous
La négociation moyenne, chez nous, s'établit à 6 % du prix vendeur
Ce chiffre n'a rien d'un slogan. Dans un marché qui trie, la négociation ne se joue plus au forfait mais sur les paramètres exacts d'un bien : DPE édité au bon coefficient, travaux votés en copropriété, exposition réelle, temps déjà passé en annonce. Nos seize chasseurs identifient ces leviers avant la première visite et les font valoir au bon moment. Sur un achat parisien à 800 000 €, six pour cent représentent 48 000 €.
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