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Le Carnet immobilier du Dimanche
N° 13 · Dimanche 16 août 2026
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Au sommaire
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01L'édito
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02L'article : Le zinc, ce classé UNESCO qui monte à 80 degrés
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03Le conseil : Visiter un dernier étage en août plutôt qu'en f…
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04Pourquoi nous confier votre projet
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01 · L'édito
Ce dimanche d'août, les fenêtres restent ouvertes. Paris se lit d'en haut, et le zinc luit d'une lumière un peu blanche, un peu sale, très belle. En décembre 2024, l'UNESCO a inscrit les savoir-faire des couvreurs-zingueurs et ornemanistes parisiens au patrimoine culturel immatériel. Une reconnaissance longue à venir : Delphine Bürkli, maire du 9e, avait initié la démarche dix ans plus tôt.
Nous avions envie, cet été, de vous parler de ce qui se passe au-dessus de nos têtes. Non pour célébrer un décor déjà mille fois célébré, mais pour raconter ce que nos chasseurs regardent, précisément, quand un dernier étage sous zinc entre dans une short-list.
Il y a le geste et il y a la matière. Le geste est inscrit à l'UNESCO. La matière, elle, monte à 80 degrés en plein soleil. Les deux sont vrais en même temps, et un cabinet de conseil patrimonial doit tenir les deux bouts.
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Jean Mascla, fondateur
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02 · L'article de la semaine
Le zinc, ce classé UNESCO qui monte à 80 degrés
Toitures · UNESCO · Confort d'été · 5 min de lecture
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Huit mois après l'inscription à l'UNESCO des savoir-faire des couvreurs-zingueurs parisiens, l'été 2026 rappelle qu'un dernier étage sous zinc est aussi une équation thermique. Petit tour du propriétaire, entre affection et lucidité.
Le zinc recouvre près de 80 % des toitures parisiennes. Paris compte 128 000 toits pour une surface totale de 32 millions de mètres carrés, selon l'Atelier parisien d'urbanisme. Ce paysage argenté n'a rien d'immémorial : il naît au XIXe siècle, quand Haussmann, nommé préfet de la Seine en 1853, généralise les toits en ardoise et en zinc, deux matériaux devenus plus abordables grâce à la révolution industrielle. Avant lui, la toiture parisienne était plus disparate. Après lui, la ville prend cette teinte grise qui la définit encore aujourd'hui.
Le zinc a rendu possible autre chose : la mansarde. Ce métal ultra-léger autorise à partir des années 1850 l'aménagement de milliers de logements sous les toits, destinés aux domestiques des familles bourgeoises des étages nobles. Julien Bigorgne, ingénieur à l'Apur, le résume ainsi : au XIXe siècle, il n'existait pas vraiment de quartier riche ou pauvre à Paris, la ségrégation sociale était surtout verticale. Ces chambres d'hier sont devenues, un siècle et demi plus tard, les studios les plus convoités du marché.
La reconnaissance UNESCO de décembre 2024 récompense un savoir-faire vivant, transmis d'atelier en atelier, mobilisé notamment pour la reconstruction de Notre-Dame. Bonne nouvelle patrimoniale et bonne nouvelle économique : le geste parisien est protégé, valorisé, célébré. Nous nous en réjouissons.
Reste que ce même zinc, si beau depuis la rue, peut atteindre 80 degrés au soleil selon la Drieat, direction régionale et interdépartementale de l'environnement, de l'aménagement et des transports d'Île-de-France. Cette chaleur se propage dans les combles quand l'isolation de toiture est ancienne ou insuffisante. Le souvenir de l'été 2003 reste vif : environ 15 000 morts en excès en France en moins de trois semaines, avec une surmortalité de 100 à 130 % en Île-de-France, en grande majorité des personnes âgées vivant sous les toits. Le 25 juillet 2019, Paris-Montsouris a relevé 42,6 degrés, contre 40,4 en 1947.
L'équation est parisienne, donc particulière. Ailleurs, on isole par l'extérieur : plus efficace, moins invasif. Chez nous, les Architectes des Bâtiments de France l'interdisent dans les secteurs patrimoniaux, qui recouvrent une grande partie de Paris intra-muros. Toute rénovation thermique passe donc par l'intérieur, avec les contraintes que cela suppose : quelques centimètres de surface habitable en moins, une attention aux moulures et aux hauteurs sous plafond, un chantier plus long qu'en province. Un dernier étage bien isolé se paie, à l'achat comme aux travaux.
C'est ici que le DPE nouvelle génération prend son sens. Depuis ses dernières réformes, il intègre une note dédiée au confort d'été, qui évalue la capacité d'un logement à résister aux fortes chaleurs sans climatisation. Pour un acquéreur, cet indicateur devient un outil de lecture précieux, surtout au dernier étage. Nous le regardons systématiquement, en le croisant avec l'orientation, la ventilation traversante, la qualité de l'isolation existante et la date des dernières interventions sur la toiture.
Célébrer un patrimoine ne dispense pas de le mesurer. Nous continuons d'aimer les mansardes, la lumière qui tombe des fenêtres de toit, la vue qui s'ouvre au-dessus des cheminées. Nous conseillons à nos clients d'y regarder à deux fois, de visiter en pantoufles un dimanche d'août plutôt qu'un mardi de février, et d'intégrer l'isolation de toiture comme un poste à part entière du budget d'acquisition. Paris s'habite, ne se contemple pas seulement.
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« Célébrer un patrimoine ne dispense pas de le mesurer. »
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Le chiffre de la semaine
80 °C
La température que peut atteindre le zinc parisien exposé au soleil d'été. Ce métal ultra-léger, généralisé sous Haussmann, recouvre près de 80 % de nos 128 000 toitures.
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03 · Le conseil d'achat
Visiter un dernier étage en août plutôt qu'en février
Un appartement mansardé se juge en pleine chaleur, pas en plein hiver. Demandez à visiter l'après-midi, fenêtres fermées, et posez la main sur les rampants. Interrogez le vendeur sur la date de la dernière réfection de toiture et sur l'épaisseur d'isolant sous zinc. Le confort d'été du DPE donne un premier repère, la visite tranche.
Lire le conseil ›
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04 · Pourquoi nous
Un regard qui lit les immeubles avant de lire les annonces
Nos 16 chasseurs connaissent le bâti parisien dans son détail : matériaux de couverture, date probable de la dernière réfection, orientation, ventilation, indices de confort d'été. Cette lecture technique précède la première visite. Elle nous permet d'écarter très tôt les biens dont le charme apparent masque une contrainte lourde, et de négocier, en moyenne, 6 % sur le prix vendeur quand un poste de travaux devient objectif.
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À dimanche prochain.
D'ici là, si un projet d'acquisition se précise, nous nous tenons à votre disposition pour un premier échange. Nous évaluons votre projet à l'aune du marché et vous livrons une lecture objective.
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