Des plus rares aux plus insolites, zoom sur d’étonnantes maisons parisiennes

Hameau Boileau, Paris 16e

Tous les Parisiens qui souhaitent concrétiser ce rêve le savent : il est particulièrement difficile de trouver une maison dans la capitale. Extrêmement rares, ces biens sont également très prisés. Ainsi, dès lors qu’une annonce de ce type est publiée sur le site d’une agence, les demandes affluent en seulement quelques heures, sans compter que beaucoup de transactions se font aussi en off-market. Parce qu’elles offrent un cadre de vie exceptionnel au cœur de Paris, mais aussi grâce à l’intimité qu’elles garantissent, ces habitations revêtent un caractère définitivement prestigieux… Et cela est d’autant plus vrai quand on s’intéresse aux maisons insolites et rares présentées dans cet article.


La maison la plus ancienne, au cœur de la rue de Montmorency


Dans le très recherché secteur de la rue de Montmorency, la maison qui porte le numéro 51 est la plus ancienne de la capitale ; elle a été érigée par Nicolas Flamel en 1407. Né en 1330, cet homme était à la fois copiste, notaire, écrivain, libraire et juré à l’Université de Paris. 

Un jour, il a acheté pour quelques pièces à un étranger un manuscrit d’Abraham le Juif, à l’intérieur duquel il a découvert comment fabriquer de la pierre philosophale (un objet mystique capable de guérir les maladies, conférer l’immortalité à son possesseur et transformer les métaux en or). L’homme a finalement décidé de devenir alchimiste, notamment dans le but de concevoir de l’or avec des métaux dits « faibles ».

Pendant longtemps, Flamel a vécu avec sa femme de manière modeste, avant de construire sa propre maison en 1407. Il s’agit d’un bâtiment de quatre étages, qui possédait initialement une auberge pour les sans-abris ou les étudiants pauvres. L’édifice a été restauré par la Mairie de la ville en 1900, avec les inscriptions présentes sur la façade, ainsi que la frise sculptée – sur laquelle on identifie Nicolas Flamel, Jésus Christ et des laboureurs agenouillés.

Désormais, la maison accueille l’Auberge Nicolas Flamel, un restaurant réputé. D’autres anciennes maisons parisiennes existent encore : l’ancien Hôtel Carnavalet, qui fait aujourd’hui partie du musée Carnavalet, date de 1560. On peut également trouver des réalisations très anciennes sur certains secteurs du Marais.


La façade la plus atypique, qui attire tous les amateurs


Impossible de passer dans la rue Mouffetard sans s’arrêter devant le bâtiment qui porte le numéro 134, tant sa façade peut déstabiliser. Affichant un mélange de coloris foncés et dorés, elle fait la part belle aux motifs diversifiés : on y observe des fleurs, différentes formes géométriques et aussi des animaux, sans organisation réelle, à la manière d’un pêle-mêle. 

Cette réalisation remonte à 1930, et elle a été concrétisée suite à la commande d’un boucher qui souhaitait attirer la clientèle. Difficile de savoir si ce parti permet de vendre davantage de viande… Toujours est-il qu’on reste rarement de marbre devant une telle curiosité !


Les maisons les plus chaleureuses, dans l’avenue des Chalets


Le simple nom de l’avenue des Chalets est rempli de belles promesses… Et quand on parcourt cette voie, on remarque que ces dernières sont réellement tenues ! En effet, au cœur du 16e arrondissement de Paris, on assiste à un déferlement de petites maisons chaleureuses, reprenant les classiques de l’architecture d’un chalet, comme à la montagne ou à la campagne, le tout sans quitter la ville. 

Pour comprendre l’origine de ces réalisations assez inattendues au cœur de l’effervescence urbaine, il faut simplement remonter quelques années en arrière. À l’époque où beaucoup d’architectes respectaient des standards de construction assez citadins, les bourgeois éprouvaient l’envie de se démarquer de la masse, par l’intermédiaire de maisons affichant un style complètement opposé à ce que l’on trouvait ailleurs. C’est la raison pour laquelle on peut encore voir des chalets en vente à Paris… Naturellement, ce genre de bien reste extrêmement difficile à acheter : il faut être réactif – et avoir un bon carnet d’adresses – pour espérer y accéder.


La maison la plus audacieuse, avenue Ruysdaël


Au numéro 4 de l’avenue Ruysdaël, dans le 8e arrondissement, se tient l’hôtel Menier, un hôtel particulier réalisé à la fin du XIXe siècle par l’architecte Jules Pellechet. Acheté quelques années plus tard par Gaston Menier, l’édifice sera largement transformé et rénové par la suite

L’architecte Henri Parent a érigé des communs dans la cour arrière : là où se tenaient des écuries, on peut encore identifier aujourd’hui les anneaux qui permettaient d’attacher les chevaux. Au-dessus de cet espace, un étage en encorbellement avec un système d’arcs entrecroisés a été édifié, avec des fenêtres mauresques et une influence normande. Sur le plan architectural, il s’agit d’un mélange à la fois savant et osé, qu’on ne trouve nulle part ailleurs !


La maison la plus dépaysante, place du Pérou


Quand on flâne sur la place du Pérou à Paris, on a véritablement le droit à un voyage sensoriel étonnant, car le bâtiment qui se trouve à proximité de la rue Rembrandt n’a rien à voir avec les classiques de l’architecture française. 

Avec sa façade rouge dynamique et son architecture en forme de pagode, cet hôtel particulier qu’on appelle aussi la « maison de Loo » abrite une collection privée d’œuvres emblématiques de la culture chinoise. Il faut se rendre 48 rue de Courcelles, dans le 8e arrondissement, pour avoir le privilège d’observer cette découverte.


Les maisons à Paris, des trésors difficiles à acquérir


Il est tout à fait possible d’emménager dans une maison à Paris, car il en existe bel et bien. Malgré tout, elles restent rares, et l’offre demeure largement insuffisante par rapport à l’ampleur de la demande. 

Concrètement, dès le XVIIIe siècle, Paris a vécu une nouvelle ère liée à l’augmentation de la surpopulation. Jusqu’en 1850, on construisait chaque année environ 250 nouvelles maisons. Mais dès 1853, l’arrivée d’Haussmann, surnommé « le démolisseur », a laissé peu de chances à ces maisons individuelles récemment érigées… Quelque 20 000 bâtiments ont été détruits pour créer des immeubles avec des balcons en fer forgé, caractéristiques du style parisien.Pour autant, toutes les maisons n’ont pas disparu : si vous aspirez à ce style de vie, faites part de vos projets à un chasseur de bien HOME SELECT, afin d’accéder à des offres en off-market et de vous faire accompagner d’un expert pour toutes les recherches.


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