Points cles
- Le boulevard Haussmann mesure 2,53 km et traverse les 8e et 9e arrondissements
- Les prix varient de 11 000 à 14 000 €/m² selon le tronçon, jusqu'à 15 000 € pour les vues dégagées en étage élevé
- Le quartier Monceau (partie haute du boulevard) dépasse 13 000 €/m² et attire familles françaises et cadres internationaux
- Les Galeries Lafayette (1912) et le Printemps (1865) attirent chaque année des millions de visiteurs
Le boulevard Haussmann est l’un des axes les plus emblématiques de Paris. Percé entre 1857 et 1926, il traverse les 8e et 9e arrondissements sur 2,5 km et concentre une densité remarquable de patrimoine architectural, de commerces et de musées. Pour les Parisiens, c’est aussi un quartier résidentiel recherché, notamment dans sa partie haute vers le parc Monceau.
L’histoire du boulevard
Le boulevard Haussmann doit son nom au baron Georges-Eugène Haussmann, bien qu’il n’ait pas été achevé de son vivant. Les premiers tronçons sont percés à partir de 1857, dans le cadre des grands travaux de modernisation de Paris sous Napoléon III. Le boulevard ne sera achevé qu’en 1926, avec le raccordement au boulevard Montmartre. Son tracé relie le quartier de la Madeleine à l’est des grands boulevards, créant un axe commercial et résidentiel majeur.
L’histoire du boulevard est indissociable de celle des grands travaux d’Haussmann qui ont transformé Paris entre 1853 et 1870.
Les grands magasins : Galeries Lafayette et Printemps
Le tronçon central du boulevard, autour de la station Chaussée-d’Antin, est dominé par deux institutions du commerce parisien. Les Galeries Lafayette, ouvertes en 1912, sont célèbres pour leur coupole en verre et acier de style Art Nouveau. Le Printemps, fondé en 1865, offre depuis sa terrasse du 9e étage l’une des plus belles vues panoramiques de Paris, gratuite et ouverte au public.
Ces deux enseignes attirent chaque année des millions de visiteurs, dont une part importante de touristes internationaux. Le quartier est desservi par quatre stations de métro (Havre-Caumartin, Chaussée-d’Antin-La Fayette, Opéra, Richelieu-Drouot) et le RER A (Auber).
Les musées : Jacquemart-André et Cernuschi
Le boulevard abrite deux musées remarquables. Le musée Jacquemart-André (n° 158), installé dans un hôtel particulier du Second Empire, présente une collection de peintures italiennes et flamandes dans un décor d’époque préservé. Le musée Cernuschi (n° 7 avenue Vélasquez, accessible depuis le boulevard), spécialisé dans les arts asiatiques, jouxte le parc Monceau.
Ces musées témoignent de la richesse des collectionneurs qui se sont installés sur le boulevard au XIXe siècle. Leurs hôtels particuliers, reconvertis en musées, conservent des intérieurs qui donnent une idée du style de vie des élites parisiennes de l’époque.
L’architecture du boulevard
Le boulevard Haussmann offre un panorama complet de l’architecture parisienne du XIXe siècle. Les immeubles les plus anciens (tronçon est, vers Richelieu-Drouot) sont strictement haussmanniens : pierre de taille, balcons filants, sobriété géométrique. Les immeubles de la partie haute (vers le parc Monceau) sont post-haussmanniens, avec des bow-windows, des céramiques et des ferronneries plus décoratives.
Les façades des grands magasins constituent des exceptions architecturales notables : les verrières, les dômes et les ornements métalliques introduisent une esthétique commerciale qui tranche avec la rigueur résidentielle du boulevard.
Le quartier Monceau : le versant résidentiel
La partie haute du boulevard, entre le boulevard Malesherbes et la rue de Courcelles, change radicalement d’atmosphère. Le parc Monceau, ses grilles dorées et ses colonnes corinthiennes créent un environnement résidentiel haut de gamme. Les rues adjacentes (rue de Lisbonne, rue de Monceau, rue Rembrandt) sont bordées d’hôtels particuliers et d’immeubles bourgeois aux prestations exceptionnelles.
C’est l’un des quartiers les plus recherchés du 8e arrondissement, avec des prix qui dépassent 13 000 €/m² pour les biens en bon état. Les acquéreurs sont souvent des familles françaises ou des cadres internationaux travaillant dans les entreprises du quartier (banques, assurances, cabinets de conseil).
La vie quotidienne sur le boulevard
Le boulevard Haussmann offre une qualité de vie contrastée selon le tronçon. La zone des grands magasins est commerciale et très fréquentée, peu adaptée à un mode de vie résidentiel. En revanche, le versant Monceau combine calme, verdure, commerces de qualité (marché couvert des Batignolles à proximité) et accès rapide aux transports.
Pour les acquéreurs, le conseil est de privilégier les rues perpendiculaires au boulevard plutôt que le boulevard lui-même : on bénéficie de la proximité des commerces et des transports sans les nuisances sonores d’un axe de circulation.
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Sources
- Notaires de Paris : prix au m² par quartier, 8e et 9e arrondissements
- Ministère de la Culture : inventaire des monuments historiques de Paris
Questions fréquentes
Quelle est la longueur du boulevard Haussmann ?
Le boulevard Haussmann mesure 2,53 km, du carrefour Richelieu-Drouot (9e) à la rue de Courcelles (8e). Il traverse deux arrondissements et concentre les grands magasins (Galeries Lafayette, Printemps), des musées (Jacquemart-André, Cernuschi) et certains des plus beaux immeubles haussmanniens de Paris.
Quel est le prix moyen au m² sur le boulevard Haussmann ?
Le prix moyen se situe entre 11 000 et 14 000 €/m² selon le tronçon. La partie haute (vers le parc Monceau, 8e) est plus chère que la partie basse (vers Richelieu-Drouot, 9e). Les appartements avec vue dégagée sur le boulevard et les étages élevés se négocient au-dessus de 15 000 €/m².
Le boulevard Haussmann est-il agréable pour y vivre ?
Le boulevard est animé et bruyant sur le tronçon des grands magasins (entre Chaussée-d'Antin et Havre-Caumartin). En revanche, la partie haute vers le parc Monceau est résidentielle et calme. Les rues adjacentes (rue de Lisbonne, rue de Monceau, rue de Téhéran) offrent un cadre de vie très agréable à quelques mètres du boulevard.