En 2026, les programmes neufs en VEFA à Paris restent rares et chers (10 000 à 16 000 euros le mètre carré, soit 15 à 25 % au-dessus de l'ancien comparable), concentrés dans les 13e, 17e, 19e et 20e arrondissements, mais ils offrent des frais de notaire réduits à 2-3 % contre 7-8 % dans l'ancien. Home Select, cabinet de chasse immobilière parisien membre de la FCI fondé en 2011 et fort de 16 chasseurs, accède à des lots en avant-première via ses relations promoteurs et analyse permis de construire, orientation et garanties (parfait achèvement, biennale, décennale) pour sécuriser un achat sur plan.
Points cles
- Un chasseur d'appartement peut chercher dans le neuf et accéder à des lots en avant-première avant leur mise en vente publique.
- Les frais de notaire dans le neuf représentent 2 à 3 % du prix contre 7 à 8 % dans l'ancien, soit une économie de 25 000 à 30 000 euros sur un bien à 500 000 euros.
- La VEFA offre trois garanties constructeur : parfait achèvement (1 an), biennale (2 ans) et décennale (10 ans).
- Les programmes neufs à Paris sont rares, concentrés dans le 13e, 17e, 19e et 20e arrondissements, avec des prix de 10 000 à 16 000 euros par mètre carré.
L’image d’Épinal du chasseur d’appartement, c’est un professionnel qui arpente les rues de Paris, pousse les portes d’immeubles haussmanniens, négocie avec des agents pour des biens pleins de moulures et de parquet ancien. Cette image n’est pas fausse : la majorité de notre activité chez Home Select porte effectivement sur le marché de l’ancien, qui représente l’essentiel des transactions parisiennes. Mais elle est incomplète.
Depuis quelques années, une proportion croissante de nos clients nous interroge sur le neuf. Pas par goût de la nouveauté pour la nouveauté, mais par calcul. Les frais de notaire réduits, les normes énergétiques actuelles, l’absence de travaux à prévoir, les garanties constructeur : les arguments économiques du neuf sont réels, et ils méritent d’être examinés sérieusement plutôt que balayés d’un revers de main au nom du charme parisien.
La question n’est donc pas « un chasseur d’appartement peut-il chercher dans le neuf ? » : la réponse est oui. La vraie question est : dans quels cas le neuf est-il pertinent à Paris, quels sont les pièges spécifiques de la VEFA, et quelle valeur ajoutée un chasseur immobilier apporte-t-il dans ce contexte ?
Le neuf à Paris : un marché étroit mais qui existe
Commençons par poser le décor. Paris intra-muros n’est pas un terrain vierge. Le foncier disponible pour la construction neuve est extrêmement limité, concentré sur quelques zones de reconversion urbaine et de densification. Les programmes neufs à Paris sont donc rares, chers, et souvent réservés aux acheteurs les mieux informés : ou les mieux connectés.
En 2026, les principales zones de développement se situent dans le 13e arrondissement (prolongement du quartier Paris Rive Gauche), le 17e (écoquartier Batignolles, dernières tranches), le 19e et le 20e (opérations ponctuelles), et dans une moindre mesure le 15e et le 12e. Les prix au mètre carré en VEFA à Paris oscillent entre 10 000 et 16 000 euros selon l’emplacement et le promoteur, soit généralement 15 à 25% au-dessus des prix de l’ancien à surface et localisation comparables.
En Île-de-France, l’offre est considérablement plus large. Les communes de première couronne, Boulogne-Billancourt, Issy-les-Moulineaux, Levallois-Perret, Saint-Ouen, Montrouge, Vincennes, voient des programmes neufs réguliers, avec des prix qui commencent à être compétitifs face à l’ancien parisien quand on intègre les frais de notaire réduits et l’absence de travaux.
Le chasseur d’appartement qui ignore le neuf prive son client d’une partie du marché. Chez Home Select, nous ne le faisons pas.
La VEFA expliquée sans jargon
La VEFA, Vente en l’État Futur d’Achèvement, est le cadre juridique de l’achat sur plan. Vous achetez un bien qui n’existe pas encore, sur la base de plans, de perspectives 3D et d’une notice descriptive qui détaille les matériaux et les équipements.
Le processus se déroule en plusieurs étapes. D’abord, le contrat de réservation : vous signez un document qui vous réserve un lot spécifique dans le programme, moyennant un dépôt de garantie (généralement 5% du prix pour une livraison dans les deux ans). Ensuite, un délai de rétractation de dix jours pendant lequel vous pouvez annuler sans frais ni justification. Puis la signature de l’acte authentique chez le notaire, qui intervient généralement quelques mois après la réservation.
Le paiement est échelonné selon l’avancement des travaux : 35% à l’achèvement des fondations, 70% à la mise hors d’eau, 95% à l’achèvement, et les 5% restants à la livraison (ou consignés en cas de réserves). Ce calendrier de paiement est un avantage concret : vous ne financez pas la totalité du bien dès le premier jour.
Le neuf apporte des garanties spécifiques que l’ancien n’offre pas. La garantie de parfait achèvement (un an) couvre tous les défauts signalés à la livraison. La garantie biennale (deux ans) couvre les équipements dissociables : volets, robinetterie, radiateurs. La garantie décennale (dix ans) couvre les dommages compromettant la solidité de l’ouvrage ou le rendant impropre à sa destination. Ce filet de sécurité juridique à une valeur réelle que les acheteurs sous-estiment souvent.
Ce que le chasseur apporte dans le neuf
Le particulier qui s’intéresse au neuf se retrouve face à un interlocuteur unique : le promoteur, ou plutôt son équipe commerciale. Et cette équipe commerciale à un objectif précis : vendre les lots de son programme au meilleur prix. La relation est structurellement déséquilibrée. L’acheteur découvre le programme, le promoteur le connaît par cœur. L’acheteur voit une belle perspective 3D, le promoteur sait quels lots sont les mieux orientés, lesquels donneront sur le futur local poubelle, et lesquels souffriront du bruit de la rue qui sera reconfigurée dans deux ans.
Le chasseur d’appartement rétablit l’équilibre. Voici comment.
Premièrement, le sourcing en amont. Les programmes neufs les plus intéressants ne sont pas ceux qui font de la publicité sur les portails. Ce sont ceux qui se commercialisent en partie via des réseaux professionnels avant le lancement public. Un chasseur immobilier qui entretient des relations avec les directions commerciales des promoteurs actifs sur son secteur a accès à des lots avant leur mise en vente officielle, exactement comme dans l’ancien off-market. Chez Home Select, nous recevons régulièrement des avant-premières de programmes en cours de commercialisation. Les meilleurs lots, ceux en étage élevé, orientés sud, sans vis-à-vis : partent souvent avant que le grand public n’en entende parler.
Deuxièmement, l’analyse critique du programme. Le chasseur d’appartement ne se fie pas aux perspectives 3D ni aux plaquettes commerciales. Il étudie le permis de construire, le plan masse, l’environnement immédiat et son évolution prévisible. Il vérifie l’orientation exacte, calcule l’ensoleillement réel en tenant compte des bâtiments voisins et des projets urbains à venir. Il lit la notice descriptive avec l’œil d’un professionnel qui sait que « parquet contrecollé chêne » peut signifier des choses très différentes selon le promoteur.
Un exemple concret. L’an dernier, un de nos clients était intéressé par un trois-pièces dans un programme neuf du 13e arrondissement. Le lot était en étage intermédiaire, orienté sud-ouest, affiché à un prix cohérent avec le marché. La plaquette était séduisante, le showroom impeccable. Notre chasseuse a consulté le plan local d’urbanisme et découvert qu’un permis de construire avait été déposé pour un immeuble de huit étages sur la parcelle voisine, côté sud-ouest. En clair, la vue dégagée promise par le promoteur serait bouchée dans trois ans par un immeuble de bureaux. Nous avons recommandé un lot côté nord-est, moins spectaculaire sur le papier mais avec une vue pérenne sur un espace vert protégé. Le promoteur, évidemment, ne l’avait pas suggéré : ce lot était plus difficile à vendre.
Troisièmement, la négociation. Contrairement à une idée reçue, les prix du neuf ne sont pas gravés dans le marbre. Un promoteur qui a écoulé 80% de son programme et dont les derniers lots traînent à une marge de manœuvre. Un chasseur qui achète régulièrement chez le même promoteur à un pouvoir de négociation qu’un particulier isolé n’a pas. La décote obtenue est généralement plus modeste que dans l’ancien, de l’ordre de 2 à 4%, mais elle existe, et sur des montants de 400 000 à 700 000 euros, elle représente des sommes significatives.
Le neuf fait partie de notre champ de recherche. Chez Home Select, nos chasseurs d’appartement analysent le marché dans sa globalité, ancien et VEFA, pour identifier la meilleure opportunité selon votre cahier des charges. Décrivez votre projet →
Neuf vs ancien : le vrai calcul
La comparaison entre neuf et ancien ne se résume pas au prix au mètre carré. C’est un calcul global qui intègre plusieurs paramètres que l’acheteur non accompagné a tendance à oublier.
Les frais de notaire d’abord. Dans le neuf, ils représentent 2 à 3% du prix d’acquisition, contre 7 à 8% dans l’ancien. Sur un bien à 500 000 euros, la différence est de 25 000 à 30 000 euros. C’est l’équivalent d’une cuisine équipée haut de gamme, et c’est un avantage mécanique du neuf que rien dans l’ancien ne compense.
Les travaux ensuite. Un appartement ancien à Paris nécessite presque toujours des travaux, ne serait-ce qu’un rafraîchissement. Pour un bien « à rafraîchir », comptez 500 à 800 euros du mètre carré. Pour une rénovation complète (électricité, plomberie, cuisine, salle de bain), comptez 1 200 à 2 000 euros du mètre carré. Sur un 70 mètres carrés, la facture va de 35 000 à 140 000 euros. Le neuf, par définition, n’a pas ce coût : tout est livré aux normes, prêt à vivre.
Le DPE est un troisième paramètre. Les programmes neufs livrés en 2026 respectent la RE2020, ce qui garantit un DPE en catégorie A ou B. Dans l’ancien, un DPE en D ou E est courant, avec des conséquences sur la consommation énergétique, le confort thermique, et surtout la valeur de revente à moyen terme. La décote liée à un mauvais DPE est de plus en plus marquée sur le marché parisien, et cette tendance va s’accentuer avec le durcissement progressif de la réglementation.
En contrepartie, le neuf à ses inconvénients propres. Le prix au mètre carré est plus élevé de 15 à 25%. Le délai de livraison peut atteindre 18 à 24 mois : ce qui signifie que vous payez un loyer pendant la construction, sauf si votre situation vous permet d’attendre. Et la personnalisation, bien que réelle, est encadrée par le promoteur : vous pouvez choisir vos carrelages et votre cuisine dans un catalogue défini, pas commander une salle de bain sur mesure.
Il y a aussi la question de l’emplacement et du quartier. Un programme neuf dans un quartier en développement est un pari sur l’avenir. Le quartier peut se bonifier : c’est le cas de nombreuses zones du 13e ou du 17e qui se sont transformées en dix ans. Mais il peut aussi stagner ou évoluer dans une direction qui ne correspond pas aux attentes. C’est un risque que l’ancien ne présente pas : quand vous achetez dans le Marais ou à Saint-Germain, vous savez exactement dans quel quartier vous vivrez.
Le cas concret : quand le neuf l’emporte
Voici un cas réel, anonymisé, qui illustre une situation où le neuf s’est révélé la meilleure option.
Un couple de trentenaires, premier achat, budget de 480 000 euros. Critères : trois pièces, 60 mètres carrés minimum, bon DPE, proche transports, idéalement avec un petit extérieur. Périmètre ouvert : Paris ou première couronne.
Dans l’ancien à Paris, leur budget les orientait vers des biens en étage bas, dans des arrondissements périphériques, souvent avec un DPE en D ou E et des travaux de 30 000 à 50 000 euros à prévoir. Budget réel dans l’ancien : 480 000 + 38 000 (frais de notaire) + 35 000 (travaux moyens) = 553 000 euros de coût total pour un bien en état correct.
Notre chasseuse a identifié un programme neuf à Montrouge, à 200 mètres de la station de métro. Un trois-pièces de 62 mètres carrés avec balcon de 8 mètres carrés, en cinquième étage, livraison dans quatorze mois. Prix : 465 000 euros. Frais de notaire : 12 000 euros. Travaux : zéro. DPE : A. Coût total : 477 000 euros : soit 76 000 euros de moins que le scénario ancien, pour un bien neuf, avec un extérieur, et un DPE impeccable.
Le couple a signé le contrat de réservation la semaine suivante. Ils ont emménagé quinze mois plus tard dans un appartement qui correspondait exactement aux plans, avec la cuisine qu’ils avaient choisie et un balcon plein sud qui dépasse leurs attentes.
Ce cas n’est pas la règle. Pour un acheteur qui cherche un haussmannien avec moulures dans le 6e arrondissement, le neuf n’a évidemment aucun sens. Mais pour un primo-accédant avec un budget serré, des critères de confort énergétique forts et une ouverture géographique, le neuf mérite d’être sur la table.
Les pièges spécifiques de la VEFA
L’enthousiasme pour le neuf ne doit pas faire oublier les risques propres à la VEFA, et c’est précisément là qu’un chasseur immobilier justifie sa présence.
Le retard de livraison est le risque le plus fréquent. Les promoteurs annoncent des dates prévisionnelles, pas des dates garanties. Un retard de trois à six mois est courant, et des retards plus importants sont possibles en cas de difficultés de chantier, de faillite d’un sous-traitant, ou de recours administratifs de riverains. Le contrat de VEFA prévoit des pénalités de retard, mais elles sont souvent dérisoires au regard du préjudice subi : notamment si vous devez prolonger un bail ou un prêt relais.
La conformité à la livraison est le deuxième risque. La réalité livrée ne correspond pas toujours aux promesses du showroom. Les surfaces annoncées incluent parfois les cloisons (surface SHAB vs surface habitable), les finitions peuvent être en deçà de ce que la notice descriptive laissait entendre, et l’environnement sonore d’un immeuble neuf peuplé de chantiers voisins peut surprendre.
Le chasseur d’appartement intervient à deux moments critiques. En amont, lors de l’analyse du contrat de réservation et de la notice descriptive, pour identifier les zones de flou et les clauses défavorables. Et à la livraison, pour accompagner le client lors de la visite de réception et l’aider à consigner les réserves de manière rigoureuse. Une réserve bien formulée le jour de la livraison est un levier juridique. Une réserve oubliée est un problème à vos frais.
Un dernier piège, plus subtil : la solidité financière du promoteur. La crise de l’immobilier neuf des dernières années a fragilisé de nombreux promoteurs, y compris des noms connus. Un chasseur immobilier qui suit le marché du neuf sait quels promoteurs ont les reins solides et lesquels sont en difficulté. Cette information n’est pas accessible au grand public, mais elle conditionne directement le risque de l’opération.
Une recherche sans œillères
Mon approche, et celle de l’ensemble de l’équipe Home Select, est pragmatique. Nous ne sommes ni des apôtrès du neuf ni des gardiens de l’ancien. Nous sommes des chasseurs d’appartement dont la mission est de trouver le meilleur bien possible pour chaque client, dans le cadre de son cahier des charges et de son budget.
Quand un client nous mandate, nous explorons le marché dans sa globalité. L’ancien représente la majorité des opportunités à Paris : c’est un fait. Mais ignorer systématiquement le neuf, c’est s’interdire des solutions qui peuvent être économiquement et qualitativement supérieures dans certaines configurations.
Le rôle du chasseur immobilier est justement de poser cette comparaison sans parti pris, données en main, en intégrant tous les paramètres : prix d’acquisition, frais annexes, travaux, DPE, qualité de vie, potentiel de valorisation. Nos 16 chasseurs ont cette double compétence, dans l’ancien comme dans le neuf, et c’est cette exhaustivité qui nous permet de trouver le bien que vous n’auriez pas cherché seul.
Plus de 1 200 acquisitions depuis 2011, dans l’ancien et dans le neuf. Le bon appartement est celui qui correspond à votre vie, pas à une doctrine immobilière.
Ancien ou neuf, votre chasseur explore toutes les pistes. Chez Home Select, nous analysons le marché sans œillères pour vous présenter la meilleure option. Honoraires 100% au succès. Parlons de votre projet →
Sources
Questions fréquentes
Un chasseur d'appartement peut-il chercher dans le neuf ?
Oui. Un chasseur d'appartement ne se limite pas au marché de l'ancien. Il peut identifier des programmes neufs en VEFA adaptés au cahier des charges du client, y compris des lots non encore commercialisés publiquement. Chez Home Select, nous entretenons des relations avec les principaux promoteurs actifs à Paris et en Île-de-France.
Quels sont les avantages d'acheter du neuf à Paris ?
Les principaux avantages sont les frais de notaire réduits (2-3% contre 7-8% dans l'ancien), l'absence de travaux à prévoir, les normes énergétiques actuelles (RE2020), la possibilité de personnaliser les finitions, et les garanties constructeur (parfait achèvement, biennale, décennale). En contrepartie, le prix au mètre carré est généralement plus élevé et le délai de livraison peut atteindre 18 à 24 mois.
Qu'est-ce que la VEFA et quels sont les risques ?
La VEFA (Vente en l'État Futur d'Achèvement) est l'achat d'un bien sur plan, avant sa construction. Les risques principaux sont le retard de livraison, la différence entre le plan et la réalité livrée, et l'évolution du quartier pendant la construction. Un chasseur immobilier analyse ces risques en amont et accompagne le client dans la lecture du contrat de réservation.
Les honoraires du chasseur s'appliquent-ils aussi pour un achat en VEFA ?
Oui, les honoraires du chasseur d'appartement s'appliquent quel que soit le type de bien trouvé, ancien ou neuf. La prestation couvre la recherche, l'analyse du programme et du promoteur, la négociation éventuelle, et l'accompagnement jusqu'à la signature chez le notaire.