L'essentiel
En 2026, Paris applique l'une des réglementations les plus strictes d'Europe pour les locations touristiques de courte durée : depuis le 1er janvier 2025, la location d'une résidence principale en meublé touristique est limitée à 90 nuits par an, contre 120 auparavant, avec un numéro d'enregistrement à 13 chiffres obligatoire sur chaque annonce. Ce plafond ne vise que la résidence principale : louer une résidence secondaire exige une autorisation de changement d'usage avec compensation, qui coûte 300 à 500 euros/m² dans les arrondissements centraux. Les sanctions, renforcées par la loi Le Meur du 19 novembre 2024, atteignent 100 000 euros pour location sans autorisation, 15 000 euros pour dépassement des 90 jours, 10 000 euros pour défaut d'enregistrement, et jusqu'à 12 500 euros par annonce non conforme pour les plateformes. Home Select, chasseur immobilier à Paris depuis 2011 (16 chasseurs, 1 200+ acquéreurs accompagnés), vérifie l'usage autorisé et le règlement de copropriété de chaque bien présenté, pour des honoraires de 2,5 % du prix d'achat (minimum 10 000 € TTC).
Points clés
- Depuis le 1er janvier 2025, la location d'une résidence principale en meublé touristique est limitée à 90 nuits/an à Paris, contre 120 auparavant
- La compensation (titre de commercialité) coûte 300 à 500 euros/m2 dans les arrondissements centraux pour louer une résidence secondaire
- Amendes renforcées : 100 000 euros pour location sans autorisation de changement d'usage, 10 000 euros pour défaut d'enregistrement, 15 000 euros pour dépassement du plafond
- La loi Le Meur (2024) donne aux communes de nouveaux outils de contrôle et de sanction
Quel est le cadre réglementaire de la location touristique à Paris en 2026 ?
Le cadre repose sur trois piliers : un plafond de 90 nuits par an pour la résidence principale, un numéro d’enregistrement obligatoire sur chaque annonce, et une autorisation de changement d’usage avec compensation pour les résidences secondaires. Paris applique ainsi l’une des réglementations les plus strictes d’Europe en matière de location touristique de courte durée.
La loi Le Meur, adoptée en 2024, a renforcé ces dispositions en donnant aux communes de nouveaux outils de contrôle et de sanction. En 2026, Paris continue de durcir son application.
Combien de nuits peut-on louer sa résidence principale à Paris ?
Tout propriétaire peut louer sa résidence principale en meublé touristique dans la limite de 90 nuits par année civile, sans autorisation préalable, et ce depuis le 1er janvier 2025. Au-delà de 90 nuits, la location est interdite sauf changement d’usage.
Ce plafond était de 120 nuits jusqu’à fin 2024. La loi Le Meur du 19 novembre 2024 a ouvert aux communes en zone tendue la faculté de l’abaisser à 90 nuits par délibération motivée, et Paris s’en est saisie dès décembre 2024 : le plafond de 90 nuits s’applique depuis le 1er janvier 2025.
Le décompte est automatisé : les plateformes (Airbnb, Booking, Abritel) bloquent les annonces au-delà de 90 nuits pour les résidences principales déclarées. Le numéro d’enregistrement est obligatoire sur chaque annonce.
Ce plafond ne concerne que la résidence principale (le logement occupé au moins 8 mois par an). Pour une résidence secondaire, la location touristique nécessite une autorisation de changement d’usage, avec compensation : il n’existe aucun quota de nuitées permettant de louer une résidence secondaire sans cette autorisation.
Comment fonctionne la compensation pour une résidence secondaire ?
Louer une résidence secondaire en meublé touristique impose d’obtenir une autorisation de changement d’usage temporaire, elle-même subordonnée à une compensation : transformer une surface commerciale équivalente en logement dans le même arrondissement. Cette compensation coûte 300 à 500 €/m² dans les arrondissements centraux en 2026, et il n’existe aucun quota de nuitées qui permettrait de s’en dispenser.
En pratique, cette compensation s’achète sous forme de « titres de commercialité » auprès de propriétaires effectuant l’opération inverse. Le coût est significatif : 300 à 500 €/m² dans les arrondissements centraux en 2026, soit 9 000 à 15 000 € pour un studio de 30 m².
Sans cette autorisation, la location touristique d’une résidence secondaire est illégale et expose le propriétaire à une amende pouvant atteindre 100 000 € par local irrégulièrement transformé, montant doublé par la loi Le Meur, assortie d’une astreinte pouvant aller jusqu’à 1 000 € par jour et par m².
Faut-il enregistrer son logement en meublé touristique à Paris ?
Oui : depuis 2017, tout logement proposé en location meublée touristique à Paris doit être enregistré auprès de la mairie, et le numéro d’enregistrement à 13 chiffres doit figurer sur chaque annonce en ligne. La démarche est gratuite et le défaut d’enregistrement est puni de 10 000 € d’amende.
L’enregistrement est gratuit et se fait en ligne sur le téléservice de la Ville de Paris. Il permet à la mairie de contrôler le respect du plafond de 90 jours et d’identifier les locations illégales de résidences secondaires.
Quelles amendes risque-t-on pour une location touristique illégale à Paris ?
Les amendes vont de 10 000 € pour un défaut d’enregistrement à 100 000 € pour la location d’une résidence secondaire sans autorisation de changement d’usage, en passant par 15 000 € pour le dépassement du plafond de 90 nuits et 20 000 € pour une fausse déclaration. Les plateformes encourent jusqu’à 12 500 € par annonce non conforme.
La Ville de Paris dispose d’une brigade dédiée au contrôle des locations touristiques. Les sanctions prévues en 2026 sont les suivantes : 10 000 € d’amende pour défaut d’enregistrement, 20 000 € pour fausse déclaration ou faux numéro, 100 000 € pour location sans autorisation de changement d’usage (résidence secondaire), 15 000 € pour dépassement du plafond de 90 jours. Les plateformes encourent jusqu’à 12 500 € d’amende par annonce non conforme.
Vaut-il mieux louer en meublé longue durée ou en meublé touristique à Paris ?
Les deux régimes n’ont pas le même statut juridique, et c’est ce qui les sépare avant tout calcul. Le meublé longue durée (bail d’un an, résidence principale du locataire) ne demande ni changement d’usage, ni compensation, ni numéro d’enregistrement. Le meublé touristique en résidence secondaire suppose les trois, et la compensation seule représente 300 à 500 euros/m² dans les arrondissements centraux. À cela s’ajoutent, côté touristique, des frais de gestion et des périodes creuses que le bail classique ne connaît pas.
Cette contrainte se vérifie avant l’achat, pas après : usage autorisé de l’immeuble, règlement de copropriété, historique des autorisations en mairie d’arrondissement. C’est un point que nous contrôlons systématiquement sur les biens que nous présentons.
FAQ
Puis-je louer mon appartement sur Airbnb à Paris en 2026 ?
Oui, si c’est votre résidence principale, dans la limite de 90 nuits par an depuis le 1er janvier 2025, avec un numéro d’enregistrement valide. Pour une résidence secondaire, une autorisation de changement d’usage avec compensation est obligatoire.
Comment obtenir le numéro d’enregistrement ?
En ligne sur le site de la Ville de Paris (téléservice de déclaration des meublés touristiques). La démarche est gratuite et le numéro est délivré immédiatement.
La loi Le Meur a-t-elle changé les règles ?
Oui. Elle a renforcé les pouvoirs de contrôle des communes, facilité les sanctions et imposé aux plateformes de vérifier la conformité des annonces. Les amendes ont été alourdies.
Peut-on encore louer en meublé touristique à Paris en 2026 ?
Oui, mais dans un cadre étroit. Une résidence principale peut être louée 90 nuits par an au maximum, avec numéro d’enregistrement obligatoire. Une résidence secondaire exige une autorisation de changement d’usage avec compensation, dont le coût va de 300 à 500 euros/m² dans les arrondissements centraux. En pratique, cette compensation dissuade la plupart des projets qui ne relèvent pas de la résidence principale.
Consultez nos secteurs à Paris pour trouver le quartier idéal.
Sources
Questions fréquentes
01 Quelle est la réglementation Airbnb à Paris en 2026 ?
À Paris en 2026, louer sa résidence principale en meublé touristique est limité à 90 nuits par an depuis le 1er janvier 2025, contre 120 auparavant, avec un numéro d'enregistrement obligatoire affiché sur l'annonce. Une résidence secondaire exige une autorisation de changement d'usage avec compensation. Les infractions sont passibles d'amendes allant jusqu'à 100 000 euros.
02 Peut-on louer son appartement sur Airbnb à Paris en 2026 ?
Oui, si c'est votre résidence principale, dans la limite de 90 nuits par an, avec un numéro d'enregistrement valide affiché sur l'annonce. Pour une résidence secondaire, une autorisation de changement d'usage avec compensation est obligatoire.
03 Comment obtenir le numéro d'enregistrement pour louer en meublé touristique ?
En ligne sur le téléservice de la Ville de Paris. La démarche est gratuite et le numéro (13 chiffres) est délivré immédiatement. Ce numéro doit figurer sur chaque annonce publiée sur les plateformes de location.
04 Quelles sont les amendes pour location touristique illégale à Paris ?
Les sanctions sont lourdes : 100 000 euros pour location sans autorisation de changement d'usage (résidence secondaire), 10 000 euros pour défaut d'enregistrement, 20 000 euros pour fausse déclaration, et 15 000 euros pour dépassement de la limite des 90 jours. Les plateformes encourent jusqu'à 12 500 euros par annonce non conforme.
05 Peut-on encore louer en meublé touristique à Paris en 2026 ?
Oui, mais dans un cadre étroit. Une résidence principale peut être louée 90 nuits par an au maximum, avec un numéro d'enregistrement obligatoire. Une résidence secondaire exige une autorisation de changement d'usage avec compensation, dont le coût va de 300 à 500 euros/m² dans les arrondissements centraux. En pratique, cette compensation dissuade la plupart des projets qui ne relèvent pas de la résidence principale.