L'essentiel
Le prix médian au m² à Paris s'établit à 9 800 € en 2026, pour un prix moyen de 10 300 €/m² (données DVF, millésime octobre 2026), en hausse de 1,7 % sur douze mois, avec un écart allant de 8 100 €/m² médian dans le 19e à 14 400 €/m² dans le 6e ; le 4e affiche la plus forte progression (+4,1 %) et les biens classés F ou G accusent une décote de 12 à 18 %. Le délai moyen de vente est de 49 jours pour un bien au prix du marché (Notaires du Grand Paris). Home Select, chasseur d'appartement parisien depuis 2011, croise les données DVF et 1 200+ transactions accompagnées pour obtenir en moyenne 6 % de négociation sur le prix vendeur.
Points clés
- Prix médian à Paris en 2026 : 9 800 euros/m2, prix moyen 10 300 euros/m2, en hausse de +1,7 % sur 12 mois
- Le 6e arrondissement est le plus cher (14 400 euros/m2 median, 15 700 euros/m2 moyen), le 19e le moins cher (8 100 euros/m2 median)
- Le 4e arrondissement affiche la plus forte progression : +4,1 %, tandis que les 7e (-0,4 %) et 8e (-1,2 %) reculent
- Les biens classes F ou G au DPE accusent une décote de 12 à 18 %
- Le délai moyen de vente à Paris est de 49 jours pour un bien au prix du marché (Notaires du Grand Paris)
- Home Select, chasseur immobilier à Paris depuis 2011, couvre les 20 arrondissements et 68 communes d'Île-de-France avec 16 chasseurs.
Le prix médian au mètre carré à Paris s’établit à 9 800 € en 2026, pour un prix moyen de 10 300 €/m², en hausse de +1,7% sur les douze derniers mois (sources : données DVF actualisées, données internes Home Select sur 1 200+ transactions accompagnées depuis 2011). Ce chiffre global masque une réalité bien plus nuancée : entre le 6e arrondissement à 14 400 €/m² médian et le 19e à 8 100 €/m², l’écart approche le double. Arrondissement par arrondissement, voici ce que le marché parisien raconte en 2026.
Comment évolue le marché immobilier parisien en 2026 ?
Les prix parisiens progressent de +1,7 % sur douze mois en 2026, à 9 800 €/m² médian et 10 300 €/m² moyen. C’est une reprise modérée, pas un emballement. Après deux années de correction, le recul de 2023 sous l’effet de la remontée brutale des taux, puis la stabilisation prudente de 2024-2025, le marché immobilier parisien renoue avec une dynamique positive en 2026. Pas d’emballement : la hausse de +1,7% en moyenne est le signe d’un marché qui retrouve son rythme de croisière plutôt que d’une nouvelle bulle.
Trois facteurs structurent cette reprise. D’abord, la stabilisation des taux d’emprunt autour de 3,2-3,5% a redonné de la visibilité aux acquéreurs. Ensuite, le retour des acheteurs internationaux, particulièrement européens et moyen-orientaux, réinjecte de la demande sur les segments premium. Enfin, la rareté structurelle de l’offre parisienne continue de jouer son rôle : dans une ville où l’on ne construit quasiment plus, chaque bien disponible trouve preneur plus rapidement qu’en province.
Home Select a mené plus de 1 200 accompagnements, et ses données révèlent que cette moyenne de +1,7% dissimule deux Paris distincts. Le Paris premium, 6e, 7e, 8e, 16e, évolue de façon contrastée (de -1,2% à +2,3%), déjà à des niveaux élevés. Le Paris en mutation, 9e, 10e, 18e, 19e, 20e, connaît des hausses plus marquées (+2,5% à +3,0%, sauf le 10e quasi stable à +0,2%), porté par une population d’acquéreurs plus jeune et par des prix d’entrée qui restent accessibles au regard du reste de la capitale.
Quel est le prix au m² dans chaque arrondissement de Paris ?
Les vingt arrondissements, en prix médian et en prix moyen, avec l’évolution sur douze mois.
| Arrondissement | Prix médian | Prix moyen | Sur 12 mois |
|---|---|---|---|
| 1er | 12 200 €/m² | 13 000 €/m² | +0,4 % |
| 2e | 11 300 €/m² | 11 700 €/m² | +3,6 % |
| 3e | 11 900 €/m² | 12 200 €/m² | +0,7 % |
| 4e | 12 800 €/m² | 13 100 €/m² | +4,1 % |
| 5e | 11 900 €/m² | 12 200 €/m² | +1,8 % |
| 6e | 14 400 €/m² | 15 700 €/m² | +2,3 % |
| 7e | 14 200 €/m² | 15 400 €/m² | -0,4 % |
| 8e | 12 000 €/m² | 13 100 €/m² | -1,2 % |
| 9e | 10 900 €/m² | 10 900 €/m² | +2,6 % |
| 10e | 9 300 €/m² | 9 300 €/m² | +0,2 % |
| 11e | 9 900 €/m² | 9 900 €/m² | +0,8 % |
| 12e | 9 100 €/m² | 9 100 €/m² | +2,6 % |
| 13e | 8 700 €/m² | 8 800 €/m² | +0,2 % |
| 14e | 9 500 €/m² | 9 600 €/m² | +2,3 % |
| 15e | 9 500 €/m² | 9 600 €/m² | +0,7 % |
| 16e | 10 900 €/m² | 11 400 €/m² | +1,9 % |
| 17e | 10 100 €/m² | 10 200 €/m² | +1,3 % |
| 18e | 8 900 €/m² | 9 100 €/m² | +2,5 % |
| 19e | 8 100 €/m² | 8 200 €/m² | +3,0 % |
| 20e | 8 400 €/m² | 8 400 €/m² | +2,5 % |
Les prix médians vont de 8 100 €/m² dans le 19e à 14 400 €/m² dans le 6e, soit un écart proche du double entre les deux extrémités de la capitale. Voici les prix médians et moyens constatés par arrondissement en 2026, basés sur les données DVF (Demandes de Valeurs Foncières), millésime octobre 2026, croisées avec les transactions accompagnées par Home Select.
Le 1er arrondissement affiche un prix médian de 12 200 €/m² (moyenne 13 000 €), en progression de +0,4% sur douze mois. C’est un arrondissement de paradoxes : le quartier du Louvre et du Palais-Royal concentre des biens d’exception au-delà de 18 000 €/m², tandis que le secteur des Halles, plus vivant et commerçant, reste en dessous de 12 000 €. La place Vendôme et ses abords constituent un micro-marché à part, où les transactions sont rares et les prix ne reflètent plus vraiment une logique de mètre carré.
Le 2e arrondissement se situe à 11 300 €/m² de prix médian (moyenne 11 700 €) avec une hausse notable de +3,6%. C’est l’un des plus petits arrondissements de Paris et l’un de ceux qui ont le plus évolué ces dix dernières années. Le quartier du Sentier, devenu un hub tech et créatif, attire une population d’acquéreurs trentenaires aux budgets conséquents. Le secteur de la Bourse conserve son caractère plus traditionnel avec des immeubles haussmanniens de belle facture.
Le 3e arrondissement atteint 11 900 €/m² de prix médian (moyenne 12 200 €), en hausse de +0,7%. Le Haut-Marais, entre le carreau du Temple et la rue de Bretagne, est devenu l’un des quartiers les plus désirables de la capitale. Les biens y sont rares, beaucoup d’immeubles classés, et les surfaces souvent petites, ce qui pousse le prix au mètre carré vers le haut. Un T2 de 45 m² refait dans une rue calme du 3e se négocie couramment au-delà de 600 000 €.
Le 4e arrondissement s’établit à 12 800 €/m² de prix médian (moyenne 13 100 €, +4,1%). Le Marais reste une adresse mythique, portée par une demande internationale soutenue et un patrimoine architectural exceptionnel. L’Île Saint-Louis constitue un marché à part : les transactions y sont si rares que chaque vente fait événement. L’Île de la Cité, en pleine renaissance après les travaux de Notre-Dame, retrouve un attrait qu’elle avait en partie perdu.
Le 5e arrondissement affiche 11 900 €/m² de prix médian (moyenne 12 200 €, +1,8%). Le Quartier Latin, Mouffetard, le Jardin des Plantes : ces noms résonnent chez les acquéreurs qui cherchent un Paris authentique et lettré. Le marché y est stable, porté par une population de propriétaires anciens qui vendent rarement. Quand un bien se libère dans une belle copropriété de la montagne Sainte-Geneviève, la concurrence est féroce.
Le 6e arrondissement domine le classement à 14 400 €/m² de prix médian (moyenne 15 700 €, +2,3%). Saint-Germain-des-Prés reste l’adresse la plus chère de Paris, et de loin. Le secteur Odéon-Luxembourg n’est pas loin derrière. À ce niveau de prix, chaque transaction est une opération patrimoniale. Les acquéreurs sont des familles établies, des acheteurs patrimoniaux, ou des étrangers en quête de l’adresse parisienne par excellence. La hausse de +2,3%, supérieure à la moyenne parisienne, intervient sur un marché déjà très haut : la moyenne approche les 16 000 €/m².
Le 7e arrondissement suit à 14 200 €/m² de prix médian (moyenne 15 400 €, -0,4%). C’est un léger repli, qui ne change pas son rang : le 7e reste le deuxième arrondissement le plus cher de Paris. Le secteur Tour Eiffel-Champ de Mars attire les grandes fortunes, tandis que la rue Cler et ses environs séduisent les familles francophones exigeantes. Les Invalides et Saint-Thomas d’Aquin offrent ce mélange rare de prestige discret et de qualité de vie que peu de quartiers au monde peuvent revendiquer.
Chiffre clé : Le 7e arrondissement est l’un des deux seuls à reculer en 2026 : -0,4%, à contre-courant du marché parisien (+1,7%), dans un arrondissement où l’offre reste rare sur le segment des grands appartements familiaux.
Le 8e arrondissement se positionne à 12 000 €/m² de prix médian (moyenne 13 100 €, -1,2%). Contre-intuitivement, le 8e n’est pas parmi les plus chers. Le Triangle d’Or et le Faubourg Saint-Honoré tirent les prix vers le haut, mais les secteurs proches de la gare Saint-Lazare et des Grands Boulevards restent plus accessibles. Le 8e est avant tout un arrondissement de bureaux et de commerces de luxe : le résidentiel y est minoritaire, ce qui crée des opportunités pour les connaisseurs qui savent identifier les bonnes rues.
Le 9e arrondissement affiche 10 900 €/m² de prix médian (moyenne 10 900 €) avec une hausse de +2,6%, supérieure à la moyenne parisienne. Le 9e est l’un des grands gagnants de ces dernières années. SoPi (South Pigalle), la Nouvelle Athènes et le secteur des Grands Boulevards attirent une population de cadres supérieurs et de créatifs qui apprécient l’énergie du quartier, sa vie nocturne et culturelle, et sa proximité avec les gares du Nord et de l’Est. Le potentiel de hausse reste réel : à 10 900 €/m² médian, le 9e reste en dessous des prix de ses voisins du 8e et du 2e.
Le 10e arrondissement atteint 9 300 €/m² de prix médian (moyenne 9 300 €, quasi stable à +0,2%). Le Canal Saint-Martin continue de séduire, mais c’est l’ensemble de l’arrondissement qui a connu une gentrification maîtrisée. Le secteur Gare du Nord-Gare de l’Est reste le moins cher, tandis que les rues calmes entre le canal et la rue du Faubourg-Saint-Denis concentrent les biens les plus recherchés. Pour un chasseur d’appartement, le 10e est un terrain de jeu passionnant : les écarts de prix d’une rue à l’autre peuvent atteindre 30%.
Le 11e arrondissement se situe à 9 900 €/m² de prix médian (moyenne 9 900 €, +0,8%). Oberkampf, Bastille, Charonne : trois ambiances, trois marchés dans un même arrondissement. Le 11e est le plus peuplé de Paris et l’un des plus dynamiques commercialement. Les prix y ont fortement progressé sur la dernière décennie, portés par la vitalité du quartier et sa desserte exceptionnelle en transports. Un T3 dans une rue calme de Charonne se négocie aujourd’hui autour de 550 000-650 000 €.
Le 12e arrondissement affiche 9 100 €/m² de prix médian (moyenne 9 100 €, +2,6%). Souvent sous-estimé, le 12e offre un rapport qualité-prix remarquable pour Paris. Le secteur Nation est bien desservi, Bercy s’est modernisé, et la proximité du Bois de Vincennes est un atout majeur pour les familles. C’est un arrondissement que les chasseurs immobiliers de Home Select recommandent régulièrement aux acquéreurs qui cherchent de la surface sans quitter Paris.
Le 13e arrondissement se positionne à 8 700 €/m² de prix médian (moyenne 8 800 €, +0,2%). La Butte-aux-Cailles conserve son charme villageois à des prix qui restent contenus. Le secteur Bibliothèque-Paris Rive Gauche, plus moderne, attire une clientèle différente avec ses immeubles récents et sa proximité avec le campus universitaire. Le 13e est un arrondissement de transition : certaines rues sont encore à 7 500 €/m² quand d’autres dépassent les 10 000 €.
Le 14e arrondissement atteint 9 500 €/m² de prix médian (moyenne 9 600 €, +2,3%). Montparnasse, Denfert-Rochereau, Alésia : le 14e est un arrondissement résidentiel par excellence. Les prix y sont bien orientés et les acquéreurs fidèles : beaucoup de renouvellement générationnel dans des familles installées de longue date. La villa d’Alésia et les petites rues autour de la place Denfert constituent des micro-marchés où les biens partent en quelques jours.
Le 15e arrondissement affiche 9 500 €/m² de prix médian (moyenne 9 600 €, +0,7%). C’est le plus grand arrondissement de Paris en superficie, et aussi l’un des plus variés. Le secteur Commerce-La Motte-Picquet touche au 7e et en partage certains atouts, tandis que Convention offre un cadre plus populaire. Le 15e est le terrain de prédilection des familles parisiennes qui veulent de grands appartements à des prix encore raisonnables : “raisonnables” étant relatif à Paris, bien entendu.
Le 16e arrondissement s’établit à 10 900 €/m² de prix médian (moyenne 11 400 €, +1,9%). Le 16e est un arrondissement double : le nord (Trocadéro, Passy, Victor Hugo) est clairement premium, tandis que le sud (Auteuil, Porte de Saint-Cloud) est plus abordable. Le Trocadéro avec vue Tour Eiffel reste l’un des marchés les plus exclusifs de Paris. La Muette et Passy séduisent les familles avec leurs écoles réputées et leurs rues commerçantes de qualité.
Le conseil de Jean Mascla : Ne regardez pas uniquement le prix médian d’un arrondissement. Le 16e est un bon exemple : entre un appartement haussmannien avenue Victor Hugo à 15 000 €/m² et un bien des années 70 porte d’Auteuil à 9 000 €/m², on est dans le même arrondissement mais pas du tout dans le même marché. Un chasseur d’appartement vous aide précisément à naviguer ces subtilités.
Le 17e arrondissement affiche 10 100 €/m² de prix médian (moyenne 10 200 €, +1,3%). Les Batignolles, portées par le développement du quartier Clichy-Batignolles et l’arrivée du Palais de Justice, continuent leur mue. Le secteur des Ternes, plus bourgeois, jouxte le 8e et en partage l’atmosphère. Les Épinettes, au nord, restent plus accessibles et attirent les primo-accédants. Le 17e est un arrondissement en pleine ascension, mais ses prix progressent moins vite que la moyenne parisienne.
Le 18e arrondissement se situe à 8 900 €/m² de prix médian (moyenne 9 100 €, +2,5%). Montmartre éternel, avec ses prix qui défient la géographie : un appartement avec vue sur le Sacré-Cœur peut dépasser 14 000 €/m², tandis qu’un bien rue Ordener sera en dessous de 8 000 €. Les Abbesses et Jules Joffrin concentrent l’essentiel de la demande. Le 18e incarne parfaitement la mosaïque parisienne : d’une rue à l’autre, on change de monde.
Le 19e arrondissement est le moins cher de Paris à 8 100 €/m² de prix médian (moyenne 8 200 €), mais c’est aussi l’un de ceux qui progressent le plus vite avec les Buttes-Chaumont : +3,0%. Le parc des Buttes-Chaumont et le quartier de Mouzaïa, avec ses villas pavées, attirent une population d’acquéreurs qui y voient le prochain 10e arrondissement. C’est un pari sur l’avenir, mais un pari que de plus en plus d’acheteurs font, et que les chiffres commencent à valider.
Le 20e arrondissement clôture le panorama à 8 400 €/m² de prix médian (moyenne 8 400 €, +2,5%). Belleville, Père-Lachaise, Jourdain, Gambetta : le 20e est le melting-pot par excellence. Le quartier de Jourdain s’est considérablement embourgeoisé, tandis que Belleville conserve son caractère populaire et cosmopolite. Le 20e offre probablement le meilleur potentiel de valorisation à moyen terme de tous les arrondissements parisiens, mais encore faut-il savoir choisir la bonne rue.
Le prix au m² varie-t-il selon le type de bien ?
Oui, et l’écart est large : les studios de moins de 30 m² se paient 15 à 25 % de plus au mètre carré que la moyenne de leur arrondissement, tandis que les appartements de plus de 100 m² se négocient en dessous. Les prix moyens au mètre carré ne racontent donc qu’une partie de l’histoire : le type de bien, sa surface et son état influencent considérablement le prix final.
Les studios et T1 (moins de 30 m²) affichent des prix au mètre carré systématiquement supérieurs à la moyenne de leur arrondissement : souvent de 15 à 25% de plus. Un studio refait dans le Marais peut ainsi atteindre 16 000 à 17 000 €/m². Ce phénomène s’explique par la demande locative et par le seuil psychologique du prix total : un studio à 350 000 € trouve plus facilement preneur qu’un T3 à 750 000 €, même si le prix au mètre carré est plus élevé.
Les T2 (30-50 m²) constituent le cœur du marché parisien. Ils représentent la majorité des transactions et leurs prix au mètre carré sont les plus proches de la moyenne publiée. C’est le segment de référence pour comparer les arrondissements entre eux. En 2026, au prix médian, un T2 de 45 m² en bon état se négocie entre 365 000 € (19e-20e, à 8 100-8 400 €/m²) et 650 000 € (6e, à 14 400 €/m²), hors biens d’exception.
Les T3 et T4 (50-90 m²) voient leur prix au mètre carré diminuer à mesure que la surface augmente, mais les montants totaux limitent le nombre d’acheteurs potentiels. Au-delà de 600 000 €, le marché se resserre significativement. C’est sur ce segment que le travail d’un chasseur d’appartement prend tout son sens : les biens familiaux bien situés sont rares et partent vite : souvent avant même d’être publiés sur les portails.
Les grands appartements (plus de 100 m²) constituent un marché à part. Les prix au mètre carré y sont paradoxalement plus bas que pour les petites surfaces : un grand T5 haussmannien dans le 7e peut se négocier autour de 13 000-14 000 €/m², là où un studio dans le même immeuble dépasserait 17 000 €. Mais le montant total (1,2 à 2 millions d’euros et au-delà) restreint la demande aux patrimoniaux et aux acheteurs internationaux. C’est le segment du off-market par excellence : les vendeurs de ces biens préfèrent la discrétion.
Chiffre clé : En 2026, le délai moyen de vente à Paris est de 49 jours pour un bien au prix du marché, selon les Notaires du Grand Paris. Ce délai tombe à 35 jours pour les T2-T3 bien situés et bien présentés, et peut dépasser 90 jours pour les biens surévalués ou atypiques. Home Select trouve le bien de ses clients en 45 jours en moyenne, en ne leur faisant visiter que 3 biens ciblés.
Quels arrondissements de Paris faut-il surveiller en 2026 ?
Cinq arrondissements concentrent les progressions les plus fortes de 2026 : le 4e (+4,1 %), le 2e (+3,6 %), le 19e (+3,0 %), puis les 9e et 12e (+2,6 %). Ils méritent une attention particulière cette année, soit par leur dynamique de prix, soit par les transformations urbaines qui les affectent.
Le 4e arrondissement (+4,1%) affiche la plus forte progression de Paris. Le Marais reste une adresse mythique pour la clientèle internationale, avec un patrimoine architectural exceptionnel, et l’Île de la Cité, en pleine renaissance après les travaux de Notre-Dame, retrouve un attrait qu’elle avait en partie perdu.
Le 2e arrondissement (+3,6%) suit de près. Le Sentier, devenu un hub tech et créatif, attire des acquéreurs trentenaires aux budgets conséquents, tandis que le secteur de la Bourse conserve son caractère plus traditionnel.
Le 19e arrondissement progresse de +3,0%. À 8 100 €/m² de prix médian, c’est le point d’entrée le plus accessible dans Paris intra-muros. Le parc des Buttes-Chaumont agit comme un aimant pour les familles lassées de la banlieue. Le quartier Mouzaïa, avec ses maisons de ville atypiques, est devenu un secret de moins en moins bien gardé.
Le 9e arrondissement reste l’un des plus dynamiques du marché parisien. Avec +2,6% de hausse et un prix médian encore contenu à 10 900 €/m², le différentiel avec le 2e voisin (11 300 €) et le 8e (12 000 €) laisse une marge de progression. La diversité de l’offre, du petit studio sous les toits à l’appartement familial dans un immeuble haussmannien, attire tous les profils d’acheteurs. SoPi n’a pas fini sa transformation.
Le 12e arrondissement progresse lui aussi de +2,6%. Souvent sous-estimé, il offre un rapport qualité-prix remarquable pour Paris : Nation est bien desservi, Bercy s’est modernisé, et la proximité du Bois de Vincennes est un atout majeur pour les familles.
Quelle décote un mauvais DPE fait-il subir au prix ?
Les biens classés F et G (les “passoires thermiques”) accusent en 2026 une décote moyenne de 12 à 18 % par rapport aux biens équivalents classés C ou D, à surface et emplacement comparables. Le Diagnostic de Performance Énergétique est devenu un facteur de prix à part entière. Cette décote est plus marquée dans les arrondissements populaires, où les acheteurs ont des budgets plus contraints et ne peuvent pas absorber le coût des travaux de rénovation.
À l’inverse, les biens classés A ou B bénéficient d’une prime de 5 à 8%. Ce phénomène est nouveau à Paris, où la performance énergétique était historiquement secondaire dans la décision d’achat. En 2026, elle est devenue un critère de négociation systématique.
Pour les acquéreurs avisés, les biens classés E ou F dans de beaux immeubles haussmanniens représentent une opportunité : acheter avec décote, rénover, et se retrouver avec un bien classé C ou D dont la valeur aura mécaniquement augmenté. C’est une stratégie que les chasseurs immobiliers de Home Select déploient régulièrement pour leurs clients.
Faut-il acheter dans l’ancien ou dans le neuf à Paris ?
L’ancien représente plus de 90 % des transactions parisiennes et reste, dans la plupart des cas, le meilleur rapport qualité-prix. Le neuf se paie 12 000 à 17 000 €/m² selon les arrondissements, contre 9 800 €/m² de prix médian dans l’ancien : un surcoût que les frais de notaire réduits (2 à 3 % dans le neuf, 7 à 8 % dans l’ancien) ne compensent pas. Le neuf est par ailleurs quasi inexistant dans Paris intra-muros, limité aux rares programmes de la ZAC Rive Gauche (13e), de Clichy-Batignolles (17e) et de quelques opérations ponctuelles, avec des prestations qui incluent les normes environnementales les plus récentes.
Ce différentiel de frais de notaire est souvent sous-estimé. Sur un achat à 800 000 €, l’écart entre neuf et ancien représente environ 40 000 € de frais : une somme qui finance largement des travaux de rénovation dans un bel ancien. C’est un calcul que les chasseurs de Home Select font systématiquement avec leurs clients : dans bien des cas, un appartement ancien rénové dans un bel immeuble haussmannien offre un meilleur rapport qualité-prix qu’un programme neuf standardisé.
Le marché de la rénovation, justement, est devenu un segment à part entière. Les biens à rénover affichent une décote de 15 à 25% par rapport aux biens refaits à neuf, selon l’ampleur des travaux. Pour un acquéreur prêt à piloter un chantier de trois à six mois, c’est une voie d’accès à des arrondissements autrement hors budget. Le 6e à 12 000 €/m² pour un appartement à refaire, c’est possible : alors que le même bien rénové dépassera 16 000 €.
Les prix immobiliers vont-ils continuer à monter à Paris ?
Le scénario le plus probable pour les douze prochains mois est une poursuite de la hausse modérée, de l’ordre de +1,5 % à +2,5 % en moyenne. Prévoir l’évolution des prix immobiliers reste toutefois un exercice périlleux, et quiconque vous donne des certitudes vous ment. Ce que quinze années d’observation du marché parisien ont enseigné à Home Select, c’est que Paris obéit à des fondamentaux structurels qui limitent les scénarios extrêmes.
Plusieurs signaux soutiennent cette projection : la stabilité des taux d’intérêt, le retour progressif du volume de transactions (encore 15% en dessous du pic de 2021, mais en nette reprise), et la demande internationale qui reste forte sur les segments premium.
Le risque principal est macroéconomique : un retournement conjoncturel majeur ou une nouvelle crise financière pourrait geler le marché, comme en 2008-2009 ou en 2023. Mais même dans ce scénario, l’histoire montre que le marché parisien corrige peu (rarement plus de 5-8%) et récupère vite. La rareté du foncier et l’attractivité mondiale de Paris constituent un plancher structurel que les villes de province n’ont pas. Le comparatif avec les grandes capitales européennes confirme que Paris reste relativement abordable face à Londres ou Munich.
Par arrondissement, les disparités de progression devraient s’accentuer. Les arrondissements populaires en mutation (9e, 10e, 18e, 19e, 20e) disposent encore d’une marge de rattrapage significative par rapport à la moyenne parisienne. À l’inverse, les arrondissements premium (6e, 7e) évolueront au rythme de la demande internationale et de l’offre : c’est-à-dire lentement, faute de biens disponibles.
Un point mérite attention : le volume de transactions. En 2026, Paris enregistre environ 35 000 ventes dans l’ancien, en hausse de 12% par rapport au creux de 2023 mais encore loin des 42 000 transactions de 2021. Ce retour progressif du volume est un signal positif : il indique que les vendeurs acceptent les prix du marché et que les acheteurs retrouvent confiance. Quand le volume remonte, les prix suivent : c’est une constante du marché parisien depuis trente ans.
Le conseil de Jean Mascla : Le meilleur moment pour acheter à Paris, c’est quand votre projet de vie l’exige et que votre financement est bouclé. Essayer de “timer” le marché est une illusion : en quinze ans, j’ai vu des acquéreurs attendre la baisse pendant que les prix prenaient 30%. À Paris, le coût de l’attente dépasse presque toujours le gain espéré d’une hypothétique correction.
Comment utiliser ces prix pour votre projet d’achat ?
En les traitant pour ce qu’ils sont : des repères de négociation, pas un prix d’achat. Les chiffres présentés dans cet article sont des moyennes. Or, personne n’achète une moyenne. Votre futur appartement se situe dans une rue précise, à un étage précis, dans un état précis. Deux biens dans le même immeuble peuvent afficher un écart de prix de 20% en fonction de l’orientation, de l’étage et de l’état de la cuisine et de la salle de bains.
C’est précisément là que l’expertise d’un chasseur d’appartement fait la différence. Home Select compte 16 chasseurs qui connaissent les prix rue par rue : pas seulement les moyennes par arrondissement. Quand Home Select accompagne un acquéreur, ses chasseurs ne cherchent pas un bien “dans le 7e” : ils cherchent un bien dans les trois ou quatre rues du 7e qui correspondent exactement à son mode de vie, à son budget et à ses critères non négociables. Le Carnet du Dimanche sur la rentrée 2026 décrit les deux marchés qui coexistent désormais sous la même moyenne de prix.
Les données de prix présentées dans cet article sont issues des transactions DVF (Demandes de Valeurs Foncières) portant sur les 12 mois à fin juin 2026, croisées avec les données internes Home Select sur 1 200+ transactions accompagnées depuis 2011. Les prix médians et moyens au m² sont indicatifs et peuvent varier significativement selon l’étage, l’état du bien, la luminosité et la rue précise. Pour une estimation personnalisée de votre budget, contactez l’un des chasseurs de Home Select.
Home Select a mené plus de 1 200 accompagnements à Paris depuis 2011, et ces données en sont issues. Elles ne sont pas des estimations théoriques : ce sont les prix réels auxquels nos clients achètent. Parlez à un expert du marché →
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Sources
Questions fréquentes
01 Quel est le prix moyen au m² à Paris en 2026 ?
Paris affiche en 2026 un prix médian de 9 800 €/m² et un prix moyen de 10 300 €/m² (données DVF, millésime octobre 2026), en hausse de +1,7% sur 12 mois. Ce chiffre masque des disparités considérables : de 8 100 €/m² médian dans le 19e arrondissement à 14 400 €/m² dans le 6e. Le prix réel dépend fortement de l'étage, de l'état du bien, de la luminosité et de la rue précise.
02 Quels sont les arrondissements les plus chers de Paris en 2026 ?
Les trois arrondissements les plus chers de Paris en 2026 sont le 6e (14 400 €/m² médian), le 7e (14 200 €/m²) et le 4e (12 800 €/m²). Le 1er arrondissement et le Triangle d'Or (8e) complètent le top 5 avec respectivement 12 200 € et 12 000 €/m² médians. Ces arrondissements concentrent le patrimoine haussmannien premium et les adresses les plus prestigieuses.
03 Les prix immobiliers à Paris vont-ils continuer à monter en 2026 ?
La tendance 2026 est à une reprise modérée après le creux de 2023-2024. La hausse moyenne de +1,7% traduit un marché qui retrouve ses fondamentaux sans surchauffe. Les écarts entre arrondissements sont toutefois marqués : le 4e (+4,1%) et le 2e (+3,6%) progressent le plus vite, tandis que le 7e (-0,4%) et le 8e (-1,2%) reculent. La stabilisation des taux d'intérêt et le retour des acheteurs internationaux soutiennent cette reprise.
04 Quelle décote subissent les biens classés F ou G au DPE à Paris en 2026 ?
En 2026, les biens classés F ou G au DPE accusent une décote de 12 à 18 % par rapport à un bien équivalent mieux noté, à surface et emplacement comparables. Cette décote reflète le coût des travaux de rénovation énergétique à prévoir et les restrictions de location progressives de la loi Climat et Résilience. Les chasseurs Home Select intègrent systématiquement cet écart dans leur analyse de prix et leur stratégie de négociation, le délai moyen de vente à Paris étant de 49 jours pour un bien au prix du marché (Notaires du Grand Paris).