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Vendre un bien en France quand on est étranger : fiscalité et procédure

La plus-value d'un non-résident est taxée à 36,2 % (19 % d'impôt, 17,2 % de prélèvements sociaux), exonérée d'impôt après 22 ans de détention.

Vue panoramique sur les toits de Paris depuis un appartement en étage

L'essentiel

En 2026, la plus-value immobilière d'un non-résident vendant un bien en France est taxée à 36,2 % (19 % d'impôt sur le revenu plus 17,2 % de prélèvements sociaux), avec une surtaxe au-delà de 50 000 €, mais des abattements pour durée de détention mènent à une exonération totale après 22 ans (impôt) et 30 ans (prélèvements sociaux). Un représentant fiscal est obligatoire pour les vendeurs hors UE si le prix dépasse 150 000 € (0,5 à 1 % du prix), et le notaire retient l'impôt directement le jour de la signature. Home Select, chasseur d'appartement à Paris depuis 2011 avec 1 200+ mandats, oriente ses anciens clients vendeurs vers les bons notaires, fiscalistes et représentants fiscaux.

Points clés

  • La plus-value immobilière pour un non-resident est taxee a 36,2 % (19 % IR + 17,2 % prelevements sociaux)
  • Exoneration totale d'impot sur le revenu après 22 ans de detention et de prelevements sociaux après 30 ans
  • Un representant fiscal est obligatoire pour les vendeurs hors UE si le prix depasse 150 000 euros
  • Le notaire retient l'impot de plus-value directement sur le prix de vente le jour de la signature

La vente d’un bien immobilier en France quand on réside à l’étranger est un parcours technique qui demande de l’anticipation. La plus-value est taxée différemment selon votre pays de résidence, un représentant fiscal peut être obligatoire, et la procédure de vente à distance nécessite une organisation rigoureuse. Chez Home Select, notre cœur de métier est l’achat : nous ne vendons pas. Mais notre connaissance intime du marché parisien, acquise au fil de plus de 1 200 mandats depuis 2011, nous permet de guider nos anciens clients vendeurs vers les bons interlocuteurs et de superviser le processus si nécessaire.

Comment se calcule la plus-value immobilière d’un non-résident ?

Elle est égale à la différence entre le prix de vente et le prix d’acquisition majoré des frais, puis taxée à 36,2 % : 19 % d’impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux. Des abattements pour durée de détention s’appliquent à partir de la 6e année et mènent à une exonération totale d’impôt après 22 ans et de prélèvements sociaux après 30 ans.

Le principe

La plus-value immobilière (capital gain on real estate) est la différence entre le prix de vente et le prix d’acquisition. Le prix d’acquisition est majoré des frais d’acquisition réels (frais de notaire, commission d’agence payée par l’acheteur à l’époque) ou d’un forfait de 7,5%, et des dépenses de travaux réelles (sur justificatifs) ou d’un forfait de 15% si le bien est détenu depuis plus de 5 ans.

Le prix de vente est diminué des frais de cession (commission de l’agent immobilier si payée par le vendeur, diagnostics obligatoires).

Le taux d’imposition

Pour un non-résident, la plus-value nette est taxée à 19% d’impôt sur le revenu (income tax) plus 17,2% de prélèvements sociaux (social contributions), soit un taux global de 36,2%. Ce taux s’applique quelle que soit votre nationalité ou votre pays de résidence.

Pour les plus-values supérieures à 50 000 €, une surtaxe progressive s’ajoute : 2% de 50 001 à 100 000 €, 3% de 100 001 à 150 000 €, et ainsi de suite jusqu’à 6% au-delà de 260 000 €. Cette surtaxe peut porter le taux effectif total à plus de 40% sur les grosses plus-values.

Les abattements pour durée de détention

C’est le mécanisme qui réduit progressivement l’imposition. Pour l’impôt sur le revenu (19%), l’abattement est de 6% par an de la 6e à la 21e année de détention, puis 4% la 22e année, soit une exonération totale après 22 ans de détention. Pour les prélèvements sociaux (17,2%), l’abattement est de 1,65% par an de la 6e à la 21e année, 1,60% la 22e année, puis 9% par an de la 23e à la 30e année, soit une exonération totale après 30 ans.

En pratique : un bien acheté en 2012 et vendu en 2027 (15 ans de détention) bénéficie d’un abattement de 60% sur l’impôt (10 ans × 6%) et de 16,5% sur les prélèvements sociaux. Sur une plus-value brute de 200 000 €, l’impôt passe de 38 000 € à 15 200 €, et les prélèvements sociaux de 34 400 € à 28 724 €. L’économie liée à la durée de détention est considérable, et constitue souvent l’argument principal pour ne pas vendre trop tôt.

Quand un représentant fiscal est-il obligatoire ?

Dès que le vendeur réside hors de l’Union européenne, de l’Espace économique européen ou d’un pays lié à la France par une convention d’assistance administrative, et que le prix de vente dépasse 150 000 €. Il coûte 0,5 à 1 % du prix de vente, soit 5 000 à 10 000 € pour un bien vendu 1 million d’euros.

Quand est-il obligatoire ?

Le représentant fiscal (tax representative) est obligatoire lorsque le vendeur réside hors de l’Union européenne, de l’Espace économique européen (Norvège, Islande, Liechtenstein) ou d’un pays ayant une convention d’assistance administrative avec la France, et que le prix de vente dépasse 150 000 €. Les résidents de l’UE et de l’EEE sont dispensés de cette obligation.

Concrètement, un vendeur résidant aux États-Unis, au Royaume-Uni (post-Brexit), à Dubaï, à Singapour ou en Australie doit désigner un représentant fiscal accrédité. Un vendeur résidant en Allemagne, en Espagne ou en Italie n’en a pas besoin.

Le rôle et le coût

Le représentant fiscal s’engage solidairement au paiement de l’impôt de plus-value auprès de l’administration fiscale française. Il vérifie le calcul de la plus-value, s’assure de la conformité fiscale de l’opération, et se porte garant. Son coût est généralement de 0,5 à 1% du prix de vente : soit 5 000 à 10 000 € pour un bien vendu 1 million d’euros. C’est un coût que beaucoup de vendeurs non-résidents découvrent tardivement et qui mérite d’être budgété dès la décision de vente.

Le choix du représentant fiscal se fait parmi des sociétés agréées (comme Sarf, Orbiss ou Fiscal Reps). Votre notaire peut vous en recommander un.

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Comment se déroule la vente et quel est le rôle du notaire ?

Le notaire calcule l’impôt de plus-value le jour de la signature de l’acte authentique, le retient sur le prix de vente et le verse au Trésor Public : le vendeur ne reçoit que le solde net. Il rédige aussi la procuration qui permet de signer à distance, et vérifie le dossier de diagnostics obligatoires, dont le coût est de 400 à 800 € pour un appartement parisien.

Le rôle du notaire dans la vente

Le notaire (public notary) calcule l’impôt de plus-value le jour de la signature de l’acte authentique (final deed of sale), le retient sur le prix de vente, et le verse directement au Trésor Public. Le vendeur ne reçoit que le solde net : prix de vente moins impôt de plus-value, moins commission de l’agent immobilier, moins remboursement de l’éventuel emprunt en cours, moins frais de mainlevée hypothécaire.

Ce mécanisme de retenue à la source (withholding tax) est une particularité française qui simplifie la vie du vendeur non-résident : pas besoin de provisionner l’impôt ni de le déclarer séparément. Le notaire fait tout.

Vendre à distance : la procuration

Si vous ne pouvez pas être présent à Paris le jour de la signature, la vente peut être signée par procuration : le même mécanisme que pour l’achat à distance. La procuration est rédigée par le notaire, signée devant un notaire local ou au consulat de France dans votre pays de résidence, apostillée (Hague Apostille), et envoyée au notaire parisien. La visioconférence notariale est aussi une option de plus en plus courante.

Les diagnostics obligatoires

Le vendeur est tenu de fournir un dossier de diagnostics techniques (technical diagnostics file) comprenant le DPE, le diagnostic amiante (pour les immeubles construits avant 1997), le diagnostic plomb (pour les immeubles construits avant 1949), l’état des risques et pollutions, le diagnostic électricité et gaz (si les installations ont plus de 15 ans), et le mesurage Carrez (official floor area measurement). Le coût total des diagnostics est de 400 à 800 € pour un appartement parisien. Ils doivent être réalisés par un diagnostiqueur certifié : votre notaire ou agent immobilier peut en recommander un.

Dans quels cas la plus-value est-elle exonérée ?

Trois cas principaux : la vente de la résidence principale (exonération totale, sans condition de durée ni plafond), la première cession d’un non-résident ressortissant de l’UE ou de l’EEE (dans la limite de 150 000 € de plus-value et sous conditions strictes), et la détention longue (exonération d’impôt après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans).

La résidence principale

Si le bien vendu était votre résidence principale au moment de la mise en vente, la plus-value est totalement exonérée : sans condition de durée de détention, sans plafond. C’est l’exonération la plus généreuse du système fiscal français. Mais pour un non-résident qui a quitté la France, la condition de résidence effective au moment de la vente est rarement remplie. Un bien occupé à titre de résidence principale jusqu’au départ en expatriation perd ce statut dès que vous cessez d’y résider.

La première cession d’un non-résident UE

Les non-résidents ressortissants de l’UE ou de l’EEE bénéficient d’une exonération spécifique : la première cession d’un logement en France est exonérée de plus-value à hauteur de 150 000 € de plus-value. Les conditions sont strictes : avoir été résident fiscal français pendant au moins deux ans avant la cession, ne pas avoir été propriétaire de votre résidence principale en France au cours des quatre années précédant la cession, et la cession doit intervenir au plus tard le 31 décembre de la 10e année suivant le transfert de résidence hors de France.

La détention longue

L’exonération pour durée de détention reste la voie la plus courante : exonération totale d’impôt après 22 ans, exonération totale de prélèvements sociaux après 30 ans. Pour un bien acheté en 1997, la vente en 2027 serait totalement exonérée de tout impôt de plus-value.

Comment est calculée la plus-value quand le bien est détenu par une SCI ?

Tout dépend du régime fiscal. En SCI à l’IR, le calcul est identique à celui d’une détention en nom propre, abattements pour durée de détention compris. En SCI à l’IS, la plus-value est calculée sur la valeur comptable nette (prix d’achat moins amortissements), et le cumul IS à 25 % plus prélèvement forfaitaire unique de 30 % peut porter la charge fiscale totale au-delà de 45 % du prix de vente.

Si le bien est détenu via une SCI à l’IS (corporate income tax régime), la plus-value est calculée sur la valeur comptable nette, c’est-à-dire la valeur d’acquisition moins les amortissements pratiqués. Après 20 ans d’amortissement, la valeur comptable peut être proche de zéro, ce qui rend la quasi-totalité du prix de vente imposable. De plus, la plus-value est taxée à l’IS (25% en 2026-2027), puis les bénéfices distribués aux associés sont soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU, flat tax) de 30% (ou au barème progressif sur option).

Le cumul IS + PFU peut porter la charge fiscale totale à plus de 45% du prix de vente pour une SCI à l’IS ayant fortement amorti le bien. C’est le piège classique de la SCI à l’IS que nous signalons systématiquement à nos clients investisseurs.

Pour une SCI à l’IR (income tax régime), la plus-value est calculée comme pour une détention en nom propre, avec les mêmes abattements pour durée de détention. Le régime est identique : la SCI est transparente fiscalement.

Comment éviter la double imposition sur la plus-value ?

Par la convention fiscale bilatérale entre la France et votre pays de résidence, qui prévoit un crédit d’impôt, une exemption avec progressivité ou une déduction. La plupart de ces conventions attribuent le droit d’imposer la plus-value immobilière au pays où se trouve le bien, donc à la France ; sans convention, la double imposition est un risque réel.

La plupart des conventions fiscales bilatérales attribuent le droit d’imposer les plus-values immobilières au pays de situation du bien : la France, dans notre cas. Mais votre pays de résidence peut également imposer cette plus-value dans le cadre de l’imposition de vos revenus mondiaux. La convention fiscale prévoit alors un mécanisme d’élimination de la double imposition : crédit d’impôt (tax credit), exemption avec progressivité, ou déduction.

La convention franco-américaine, par exemple, permet à un résident américain vendant un bien en France de déduire l’impôt de plus-value payé en France de son impôt fédéral américain (foreign tax credit). La convention franco-britannique suit un mécanisme similaire. Pour les résidents d’un pays sans convention fiscale avec la France, la double imposition est un risque réel, et un argument supplémentaire pour consulter un fiscaliste avant la mise en vente.

Comment préparer sa vente depuis l’étranger ?

Comptez 2 à 3 mois entre la décision de vendre et la mise en commercialisation, contre quelques semaines pour une vente classique. Ce délai sert à identifier un agent de confiance, réaliser les diagnostics, estimer le prix, préparer le dossier fiscal et rédiger la procuration.

La préparation d’une vente immobilière depuis l’étranger prend plus de temps qu’une vente classique. Comptez 2 à 3 mois entre la décision de vendre et la mise en commercialisation : identification d’un agent immobilier de confiance, réalisation des diagnostics, estimation du prix, préparation du dossier fiscal (calcul prévisionnel de la plus-value, identification du représentant fiscal si nécessaire), et rédaction de la procuration si vous ne serez pas présent.

Chez Home Select, notre métier premier est d’acheter pour nos clients, pas de vendre. Mais notre réseau, constitué au fil de 15 années d’activité et plus de 1 200 mandats dans tous les arrondissements de Paris, inclut des agents immobiliers de confiance auxquels nous adressons nos anciens clients vendeurs. La fiscalité immobilière des non-résidents n’a pas de secrets pour nos partenaires notaires et fiscalistes, qui accompagnent la transaction de bout en bout, y compris quand le vendeur est à 10 000 kilomètres de Paris.

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Questions fréquentes

01 Quel est le taux d'imposition sur la plus-value immobilière pour un non-résident vendant un bien en France ?

La plus-value est taxée à 19% d'impôt sur le revenu plus 17,2% de prélèvements sociaux, soit 36,2% au total. Des abattements progressifs s'appliquent à partir de la 6e année de détention, avec une exonération totale d'impôt après 22 ans et de prélèvements sociaux après 30 ans.

02 Un non-résident hors UE doit-il désigner un représentant fiscal pour vendre un bien en France ?

Oui, si le prix de vente dépasse 150 000 euros et que le vendeur réside hors de l'Union européenne, de l'Espace économique européen ou d'un pays ayant une convention d'assistance administrative avec la France. Le représentant fiscal coûte entre 0,5 et 1% du prix de vente.

03 Le notaire prélève-t-il l'impôt de plus-value directement sur le prix de vente ?

Oui, le notaire calcule et retient l'impôt de plus-value le jour de la signature de l'acte authentique. Le vendeur reçoit le solde net après déduction de l'impôt, de la commission de l'agent immobilier et des éventuels remboursements d'emprunts. Ce mécanisme garantit le paiement de l'impôt.

04 Existe-t-il des cas d'exonération de plus-value pour un non-résident ?

Oui : l'exonération résidence principale (si vous y résidiez au moment de la mise en vente), l'exonération première cession d'un non-résident UE (sous conditions strictes et plafonnée à 150 000 euros de plus-value), et l'exonération pour les biens détenus depuis plus de 22 ans (impôt) ou 30 ans (prélèvements sociaux).