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Le Carnet immobilier du Dimanche
N° 22 · Dimanche 18 octobre 2026
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Au sommaire
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01L'édito
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02L'article : Le marché parisien tient debout grâce à ceux qui ne vende…
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03Le conseil : Adaptez votre stratégie de négociation à la typ…
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04Pourquoi confier votre projet à Home Select
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01 · L'édito
Une statistique a circulé cette semaine, reprise un peu partout : au troisième trimestre 2026, les moins de 40 ans représentent 51,3 % des acheteurs parisiens, contre 44,4 % un an plus tôt. Les commentaires y lisent une génération qui revient dans la capitale, un marché qui s'ouvre, un signe de normalisation.
Home Select propose une autre lecture. Si les jeunes acheteurs deviennent majoritaires, c'est aussi parce qu'une autre catégorie a disparu : les secundo-accédants, propriétaires qui vendaient pour racheter plus grand. Ils ne vendent plus, bloqués par leurs anciennes conditions de crédit. Le marché se recompose moins par une arrivée que par un retrait.
Ce numéro démêle les trois conséquences concrètes de ce basculement pour qui cherche à Paris : raréfaction des biens familiaux, négociation plus technique sur les 4-5 pièces, concurrence accrue sur les 2-3 pièces. Et un rappel utile : à 9 550 €/m², la capitale reste le ticket le plus cher de France.
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Jean Mascla, fondateur
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02 · L'article de la semaine
Le marché parisien tient debout grâce à ceux qui ne vendent plus
Marché · Décryptage · 5 min de lecture
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L'essentiel
Au troisième trimestre 2026, les moins de 40 ans représentent 51,3 % des acheteurs d'appartements à Paris, contre 44,4 % un an plus tôt, selon Century 21.
Les primo-accédants pèsent désormais 51,5 % des acquéreurs parisiens d'appartements.
Ce basculement tient moins à une démocratisation du marché qu'au retrait des secundo-accédants, bloqués par leurs anciennes conditions de crédit obtenues avant 2022.
Le prix moyen à Paris s'établit à 9 550 €/m² à fin juillet 2026, en baisse limitée de 0,5 % sur un an (Notaires du Grand Paris).
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Les moins de 40 ans deviennent majoritaires parmi les acheteurs parisiens au troisième trimestre 2026. La statistique est juste. La lecture qu'on en fait ne l'est pas toujours.
Le chiffre vient de Century 21 : 51,3 % des acquéreurs d'appartements à Paris ont moins de 40 ans au troisième trimestre 2026, contre 44,4 % un an plus tôt. Les primo-accédants, dans le même temps, passent de 48,3 % à 51,5 % des acheteurs. Deux basculements simultanés, qui suggèrent une capitale soudain plus accessible à une génération qui en avait été écartée. L'analyse est tentante. Elle est partielle.
La mécanique réelle se lit du côté des absents. Les propriétaires parisiens installés, ceux que les professionnels appellent les secundo-accédants, ont massivement cessé de vendre pour racheter. Leur immobilisme, rappelle Charles Marinakis, président de Century 21, ne tient pas au prix d'achat initial mais aux conditions de crédit obtenues avant 2022. Un emprunt contracté à l'époque, à des taux sensiblement plus bas, tenait de la rente ; souscrire aujourd'hui à 3,55 % sur 20 ans, selon le baromètre Meilleurtaux du 12 octobre 2026, alourdit lourdement la mensualité pour un bien équivalent. L'arbitrage ne tient plus.
Première conséquence, visible sur le terrain : les biens familiaux se raréfient. Les 4 et 5 pièces, segments habituellement alimentés par les couples qui vendent pour s'agrandir, arrivent moins nombreux sur le marché. Les chasseurs de Home Select constatent sur ces typologies des délais de recherche qui s'allongent et une négociation plus technique : moins de concurrence directe entre acquéreurs, mais des vendeurs mieux conseillés et moins pressés, qui savent que leur bien aura peu de comparables.
Deuxième conséquence : la part des moins de 40 ans monte mécaniquement puisque les quadragénaires et quinquagénaires se sont retirés du jeu. 51,3 % de jeunes acheteurs ne traduit pas une arrivée massive, c'est un vide comblé. La donnée de la Banque de France éclaire la bascule : à fin mars 2026, les primo-accédants pèsent 44,6 % de la production de crédits immobiliers hors renégociation, contre 38,7 % pour les secundo-accédants. Les primo sont devenus majoritaires parce que les secundo ont décroché.
Troisième conséquence, et la plus concrète pour qui cherche aujourd'hui : la concurrence s'est concentrée sur les 2 et 3 pièces, là où se portent les 51,5 % de primo-accédants. Sur ces surfaces, le prix moyen parisien à 9 550 €/m² (Notaires du Grand Paris, juillet 2026) n'a cédé que 0,5 % sur un an. La demande absorbe la détente des prix, les biens bien placés et bien évalués partent vite, et la marge de négociation se réduit à mesure que le vivier d'acheteurs se densifie.
Le paradoxe parisien tient en deux chiffres : les transactions d'appartements progressent de 3,5 % sur un an dans le réseau Century 21 à Paris, quand elles reculent de 15,6 % dans le reste de l'Île-de-France. La capitale tient parce qu'un acheteur neuf, souvent plus jeune, remplace un vendeur absent. Les Notaires du Grand Paris confirment la dynamique francilienne globale : 36 810 transactions entre mai et juillet 2026, soit 5 % de plus qu'un an auparavant.
La lecture de Home Select est prudente. À 9 550 €/m², et avec un prix projeté à 9 600 €/m² en octobre selon les Notaires du Grand Paris, parler de démocratisation du marché parisien relève de l'erreur d'analyse. Charles Marinakis le résume sans détour : acheter à Paris reste extrêmement difficile. Ce qui a changé, c'est qui achète, pas combien cela coûte. Pour un acquéreur, cela signifie adapter sa stratégie à la typologie du bien visé : la négociation sur un cinq-pièces familial n'obéit pas aux mêmes ressorts que celle sur un trois-pièces à l'étage courant.
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Marché parisien de l'ancien, troisième trimestre 2026
| Indicateur |
Valeur T3 2026 |
Référence |
| Part des moins de 40 ans parmi les acheteurs |
51,3 % |
44,4 % un an plus tôt |
| Part des primo-accédants (appartements) |
51,5 % |
48,3 % un an plus tôt |
| Prix moyen au m² à Paris |
9 550 € |
-0,5 % sur un an |
| Taux moyen crédit 20 ans (octobre 2026) |
3,55 % |
+0,15 point en un mois |
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« 51,3 % de jeunes acheteurs ne traduit pas une arrivée massive. C'est un vide comblé. »
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Questions fréquentes
Les prix parisiens baissent-ils réellement en 2026 ?
Marginalement. Les Notaires du Grand Paris relèvent 9 550 €/m² à fin juillet 2026, soit -0,5 % sur un an. Le prix projeté pour octobre reste à 9 600 €/m², toujours à -0,5 %. Parler de baisse est techniquement exact ; parler de démocratisation serait trompeur.
Pourquoi les propriétaires parisiens ne revendent-ils plus pour racheter ?
Beaucoup ont emprunté avant 2022 à des conditions de crédit sensiblement plus basses qu'aujourd'hui. Souscrire un nouveau crédit à 3,55 % sur 20 ans (barème Meilleurtaux, octobre 2026) alourdit la mensualité pour un bien équivalent, ce qui gèle les projets de revente pour un bien supérieur.
Un primo-accédant bénéficie-t-il d'avantages fiscaux à Paris en 2026 ?
Oui, deux leviers principaux. Les primo-accédants sont exonérés de la hausse des DMTO votée par Paris et conservent 5,81 % au lieu de 6,32 %. Le PTZ, en revanche, ne finance à Paris que le neuf RE2020 et les logements sociaux : l'ancien parisien n'y ouvre pas droit.
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Le chiffre de la semaine
9 550 €/m²
Prix moyen des appartements parisiens à fin juillet 2026, en baisse de 0,5 % seulement sur un an. La capitale reste le ticket le plus cher de France.
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03 · Le conseil d'achat
Adaptez votre stratégie de négociation à la typologie du bien
La tentation est forte de calquer un même raisonnement sur tous les segments du marché parisien. C'est une erreur, et le troisième trimestre 2026 la rend coûteuse. Sur un 2-3 pièces, où la demande des primo-accédants se concentre (51,5 % des acheteurs d'appartements), un bien bien placé et bien évalué trouvera plusieurs acquéreurs. Toute offre inférieure de plus de 3 à 4 % au prix affiché risque d'être écartée. Sur un 4-5 pièces familial, à l'inverse, la raréfaction de l'offre a changé les règles : les vendeurs sont rares, mieux conseillés, moins pressés. La marge se trouve sur le temps, pas sur le ton.
Avant toute offre, posez trois questions au vendeur ou à son mandataire : depuis quand le bien est en vente, combien de visites il a reçues, et s'il y a eu des offres écartées. Demandez le dernier PV d'assemblée générale, les trois dernières années de charges, l'avis de taxe foncière. Sur un bien familial resté plus de six semaines en ligne, l'écart négociable atteint souvent 5 à 7 % ; sur un 2-pièces frais sur le marché, visez le prix affiché et jouez la rapidité de décision.
Enfin, intégrez les droits de mutation à votre budget réel. Depuis la loi de finances 2025 et le vote de la Ville de Paris, les acquéreurs non primo-accédants supportent 6,32 % de frais, contre 5,81 % pour un primo. L'écart de 0,51 point représente environ 2 000 € sur 400 000 €, davantage au-delà : c'est une ligne de négociation à part entière si vous êtes concerné par la hausse.
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04 · Pourquoi Home Select
Pourquoi confier votre recherche à Home Select
Home Select obtient en moyenne 6 % de négociation sur le prix vendeur, mais ses chasseurs savent que ce chiffre n'a pas le même sens sur un 2-pièces disputé et sur un 5-pièces familial devenu rare. Chaque mandat de recherche est construit sur la mécanique propre à sa typologie : où se trouve la marge réelle, à quel moment, et jusqu'où aller sans perdre le bien.
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Les services de Home Select
Confiez votre recherche à Home Select
Depuis quinze ans, Home Select accompagne à Paris, avec seize chasseurs immobiliers, ceux qui souhaitent acquérir un appartement. De la définition du projet au sourcing exclusif, y compris en off-market, jusqu'à la négociation et la signature : un seul interlocuteur, et une méthode que Home Select a éprouvée sur plus de mille deux cents projets.
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À dimanche prochain.
D'ici là, si un projet d'acquisition se précise, Home Select se tient à votre disposition pour un premier échange : ses chasseurs évaluent votre projet à l'aune du marché et vous livrent une lecture objective.
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