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Américain qui achète en France : le guide complet 2026

Un Américain peut acheter en France sans aucune restriction. Visa, financement, frais de notaire, FATCA, pièges successoraux : le guide complet 2026.

Immeuble haussmannien parisien, achat immobilier en France pour un acquéreur américain

L'essentiel

En 2026, un citoyen américain peut acheter un bien immobilier en France sans aucune restriction de nationalité, de résidence ou de visa, dans les mêmes conditions juridiques qu'un résident français. La propriété n'ouvre aucun droit au séjour : la limite Schengen de 90 jours sur toute période de 180 jours continue de s'appliquer. Les banques françaises exigent 20 à 30 % d'apport aux non-résidents, les frais de notaire atteignent 7 à 8 % dans l'ancien, et il s'écoule environ 3 mois entre le compromis et l'acte authentique. Home Select, chasseur immobilier à Paris depuis 2011 et membre de la FCI, a accompagné 1 200+ acquéreurs avec ses 16 chasseurs bilingues, en négociant 6 % en moyenne sur le prix affiché.

Points clés

  • La France n'impose aucune condition de nationalité, de résidence ni de visa pour acheter : un Américain achète dans les mêmes conditions qu'un résident français
  • La propriété n'ouvre aucun droit au séjour : la limite Schengen de 90 jours sur 180 continue de s'appliquer sans visa de long séjour
  • Les banques françaises exigent 20 à 30 % d'apport aux non-résidents, et FATCA rend le choix de l'établissement déterminant pour un acquéreur américain
  • Les frais de notaire atteignent 7 à 8 % du prix dans l'ancien, et il s'écoule environ 3 mois entre le compromis et l'acte authentique
  • La réserve héréditaire française prime sur la liberté testamentaire américaine si la succession n'est pas anticipée

La France est l’un des marchés immobiliers les plus ouverts des pays développés. Aucun contrôle des investissements étrangers sur le résidentiel, aucune condition de nationalité, aucune durée de détention minimale, aucun plafond de patrimoine pour un non-résident. Un citoyen américain qui n’a jamais mis les pieds en France peut signer l’acte d’un appartement parisien et en devenir pleinement propriétaire.

Ce qui bloque les acquéreurs américains n’est donc jamais le droit d’acheter. C’est tout ce qui l’entoure : la conviction que la propriété ouvre un droit au séjour, un système bancaire qui traite les US persons différemment à cause de FATCA, un régime successoral qui ignore la liberté testamentaire, et un processus d’achat organisé autour d’un officier public sans équivalent aux États-Unis.

Ce guide traite chacun de ces points, avec une réserve valable d’un bout à l’autre : les règles décrites forment le cadre général, chaque situation est particulière, et les questions fiscales et successorales transfrontalières exigent un conseil qualifié dans les deux pays. Chez Home Select, nous orientons systématiquement nos clients américains vers des cabinets spécialisés. Ce qui suit est une carte, pas un GPS.

Oui, un Américain peut acheter : la situation juridique

Le droit français ne distingue pas selon la nationalité ni la résidence fiscale de l’acquéreur. Le Code civil accorde à un citoyen américain les mêmes droits de propriété, les mêmes protections et les mêmes obligations qu’à un Français.

Concrètement : aucune autorisation administrative à demander, aucun titre de séjour à détenir, aucun compte bancaire français juridiquement obligatoire pour signer, aucune restriction de type de bien. Studio, appartement haussmannien, château, local commercial : tout est accessible. En nom propre, en indivision, ou via une société.

Une exception étroite mérite d’être connue : les terres agricoles peuvent faire l’objet d’une préemption par la SAFER, qui s’applique à tout le monde et pas seulement aux étrangers. Pour un bien résidentiel à Paris, la question ne se pose pas.

Point d’attention : l’absence de restriction à l’achat est souvent présentée comme une absence de conséquences. Ce n’est pas le cas. La propriété crée des obligations fiscales françaises permanentes, détaillées plus bas, et elle les crée dès la signature.

La propriété n’ouvre pas de droit au séjour

C’est le malentendu qui coûte le plus cher aux Américains, parce qu’il se découvre après l’achat et non avant.

Propriété et droit au séjour relèvent en France de deux corps de règles entièrement séparés. Acheter un appartement dans le 6e arrondissement ne donne aucun droit supplémentaire à s’y trouver physiquement.

Muni d’un passeport américain, vous entrez dans l’espace Schengen sans visa pour 90 jours sur toute période glissante de 180 jours. Cette fenêtre glissante piège beaucoup de monde : ce ne sont ni 90 jours par voyage, ni 90 jours par année civile. Chaque jour de présence au cours des 180 jours précédents s’impute sur le quota, tous pays Schengen confondus.

Pour dépasser cette durée dans votre bien français, il faut un visa de long séjour. La voie habituelle pour un propriétaire sans activité est le visa de long séjour valant titre de séjour, mention visiteur, qui exige des ressources suffisantes, une assurance santé privée valable en France, un hébergement, et l’engagement de ne pas travailler en France. Être propriétaire aide à justifier l’hébergement mais ne suffit pas à l’obtenir.

La demande se fait depuis les États-Unis, auprès du consulat de France compétent pour votre État de résidence, avant le départ. Comptez plusieurs semaines.

Le processus d’achat, étape par étape

La procédure française est plus standardisée et plus protectrice de l’acheteur que la procédure américaine, et elle s’organise autour du notaire.

Le notaire n’est pas votre avocat

Le notaire est un officier public nommé par l’État, titulaire d’un monopole sur les transferts de propriété. Il authentifie l’acte, vérifie le titre, consulte les fichiers d’urbanisme et hypothécaires, calcule et collecte les droits de mutation, et publie la vente. Il est tenu à l’impartialité et représente la transaction, pas une partie.

Les Américains supposent fréquemment que le notaire agit pour eux comme le ferait un real estate attorney. Ce n’est pas le cas. Vous pouvez désigner votre propre second notaire sans surcoût, les deux se partageant alors le même émolument légal, et beaucoup d’acquéreurs internationaux le font.

De l’offre aux clés

  1. Offre d’achat. Formulée par écrit. Acceptée par écrit par le vendeur, elle engage les deux parties dans son principe.
  2. Compromis de vente. L’avant-contrat, signé 2 à 3 semaines après l’acceptation, qui fixe prix, conditions et date de signature. Un dépôt de garantie de 5 à 10 % est séquestré chez le notaire.
  3. Délai de rétractation de 10 jours. L’acquéreur, et lui seul, peut renoncer dans les 10 jours suivant la notification, sans motif ni pénalité. Le vendeur ne dispose d’aucun droit équivalent.
  4. Conditions suspensives. Principalement l’offre de prêt. Si le financement est refusé aux conditions stipulées, l’acquéreur récupère l’intégralité du dépôt.
  5. Vérifications notariales. Urbanisme, servitudes, hypothèques, droits de préemption, diagnostics techniques. Comptez 6 à 8 semaines.
  6. Acte authentique. La signature définitive chez le notaire, environ 3 mois après le compromis. Propriété et clés sont transférées à la signature.

Chacune de ces étapes peut se dérouler depuis les États-Unis. Le compromis comme l’acte authentique peuvent être signés par procuration notariée, et depuis 2020 les notaires organisent également des signatures à distance par visioconférence sécurisée. Environ 30 % de nos clients internationaux réalisent leur achat sans se déplacer à Paris.

Le financement quand on est citoyen américain

Un Américain peut emprunter auprès d’une banque française, mais deux facteurs compliquent l’opération par rapport aux autres acquéreurs étrangers.

L’apport exigé. Les non-résidents se voient généralement demander 20 à 30 % d’apport. Le taux d’endettement, tous crédits mondiaux confondus, est plafonné à 35 % des revenus. Les revenus perçus en dollars sont acceptés mais font l’objet d’une décote au titre du risque de change.

FATCA. Le Foreign Account Tax Compliance Act impose aux établissements financiers non américains d’identifier et de déclarer les comptes détenus par des US persons. La charge de conformité a conduit plusieurs banques françaises à refuser purement et simplement les dossiers de US persons plutôt que d’assumer cette obligation. Ce n’est pas une discrimination personnelle et cela ne se négocie pas en agence : c’est une décision de politique interne propre à chaque banque.

Conséquence pratique : le choix de l’établissement pèse beaucoup plus lourd pour un Américain que pour un acquéreur britannique ou singapourien. HSBC France, BNP Paribas et Société Générale disposent de départements habitués aux dossiers américains. Un courtier qui sait quelles banques acceptent actuellement les US persons fait gagner des mois, car cette liste évolue.

Comptez 6 à 8 semaines pour monter le financement, et obtenez un accord de principe avant de chercher sérieusement. Sur un marché où les bons biens partent en quelques jours, arriver sans preuve de financement revient à les perdre.

Ce que cela coûte

Au-delà du prix, il faut budgéter :

  • Frais de notaire : 7 à 8 % dans l’ancien, dont environ 5,8 % de droits de mutation versés à l’État. Dans le neuf, 2 à 3 %.
  • Honoraires de chasseur, le cas échéant : chez Home Select, 2,5 % du prix net vendeur, minimum 10 000 € TTC, dus uniquement en cas de succès.
  • Coûts du crédit : frais de dossier, assurance emprunteur obligatoire, et garantie inscrite par le notaire.

Sur un appartement parisien à 800 000 €, cela représente environ 60 000 € de frais de notaire et 20 000 € d’honoraires de chasseur. Nos clients obtiennent en moyenne 6 % de négociation sur le prix affiché, soit 48 000 € sur ce même bien : les honoraires sont donc généralement plus que compensés par la négociation.

La fiscalité française du bien

La France taxe les biens situés sur son sol quelle que soit la nationalité du propriétaire. Les principaux postes :

  • Taxe foncière, l’impôt annuel de détention, identique pour résidents et non-résidents : environ 800 à 3 000 € par an pour un appartement parisien standard.
  • Majoration résidence secondaire : Paris applique une majoration de 60 % sur la taxe d’habitation des résidences secondaires, qui concerne de fait presque tous les propriétaires non-résidents. Comptez 1 000 à 4 000 € par an de plus.
  • Revenus locatifs : imposés à un taux minimum de 20 %, auquel s’ajoutent 17,2 % de prélèvements sociaux pour les résidents américains, qui ne bénéficient pas du taux réduit de 7,5 % réservé à l’EEE et à la Suisse.
  • Plus-value de revente : 19 % plus 17,2 % de prélèvements sociaux, soit 36,2 %, réduits par les abattements pour durée de détention et totalement exonérés après 22 ans pour l’impôt sur le revenu et 30 ans pour les prélèvements sociaux.
  • IFI, l’impôt sur la fortune immobilière : applicable au-delà de 1,3 million d’euros de patrimoine immobilier français net. Un non-résident n’est imposé que sur ses actifs français, pas sur son patrimoine mondial, mais aux prix parisiens un appartement familial dans un arrondissement central atteint vite ce seuil.

Notre guide de la fiscalité immobilière des non-résidents détaille chacun de ces postes.

La couche américaine : FATCA, FBAR et la convention

Voici ce qui distingue réellement un acquéreur américain de toutes les autres nationalités.

Les États-Unis imposent leurs citoyens sur leurs revenus mondiaux quel que soit leur pays de résidence. Presque aucun autre pays ne le fait. Vos revenus locatifs français et votre plus-value française sont déclarables aux États-Unis alors même que la France les a déjà taxés, et même si vous n’avez pas mis les pieds sur le sol américain depuis des années.

La double imposition est traitée non par exonération mais par mécanisme. La convention fiscale franco-américaine de 1994 répartit les droits d’imposer entre les deux États, et le crédit d’impôt étranger permet d’imputer l’impôt français payé sur la dette fiscale américaine. Dans la plupart des cas, vous ne payez pas deux fois, mais vous déclarez toujours deux fois.

Deux obligations déclaratives prennent les acquéreurs au dépourvu :

  • FBAR (formulaire FinCEN 114) : exigé si vos comptes financiers étrangers dépassent 10 000 dollars cumulés à un moment quelconque de l’année. Un compte français ouvert pour encaisser les loyers ou payer la taxe foncière suffit à le déclencher. Les pénalités pour défaut de déclaration sont lourdes.
  • Formulaire 8938 au titre de FATCA, avec des seuils plus élevés, joint à la déclaration annuelle.

À noter : le bien lui-même n’est pas un actif financier déclarable, mais les comptes bancaires qui l’entourent le sont.

Le piège successoral

Si vous ne retenez qu’un point d’anticipation de ce guide, retenez celui-ci.

Le droit successoral français comporte la réserve héréditaire : une part de la succession réservée aux enfants, dont le défunt ne peut pas disposer librement. Un enfant a droit à la moitié de la succession, deux enfants aux deux tiers, trois enfants ou plus aux trois quarts. Cette règle s’applique par défaut aux biens immobiliers français et heurte frontalement la liberté testamentaire que les Américains tiennent pour acquise.

Le règlement européen 650/2012 permet effectivement de choisir par testament que la loi de sa nationalité régisse sa succession, ce qui pour un Américain renverrait à la loi de son État. Ce choix est réel et il fonctionne.

Mais une disposition française introduite en 2021, à l’article 913 du Code civil, permet aux enfants écartés par une loi étrangère choisie de prélever une compensation sur les biens situés en France, lorsque le défunt ou l’un des enfants était ressortissant ou résident d’un État membre de l’Union européenne au décès. L’articulation entre les deux textes est complexe et fait l’objet de débats juridiques toujours en cours.

Pour une famille classique transmettant tout à ses enfants, la question se pose rarement. Pour un second mariage, une famille recomposée, une structure de trust ou un legs particulier à quelqu’un d’autre qu’un enfant, elle peut réduire à néant un plan successoral américain. Notre guide de la succession pour expatriés présente les montages disponibles, et c’est une conversation à avoir avec un notaire avant d’acheter, pas après.

Les erreurs fréquentes

  • Croire qu’un pre-approval américain vaut quelque chose en France. Il ne vaut rien. Le crédit français s’apprécie selon des critères français.
  • Sous-estimer l’asymétrie de la rétractation. Vous disposez de 10 jours. Le vendeur d’aucun, mais il n’est pas tenu non plus d’accepter une renégociation ultérieure.
  • Acheter sur photos sans visite. Les annonces parisiennes omettent volontiers la vue sur cour, le sixième sans ascenseur, le bruit du boulevard. Une visite filmée par quelqu’un qui agit pour vous est le minimum.
  • Négliger le DPE. La classe énergétique de A à G influe sur la valeur et, en location, sur le droit même de louer le bien.
  • Prendre l’agent immobilier pour son représentant. En France, l’agent est mandaté et rémunéré par le vendeur. Son obligation va au vendeur, pas à vous.

Ce dernier point explique l’existence même du métier de chasseur immobilier en France. Le chasseur est mandaté et payé par l’acquéreur, travaille dans son seul intérêt, accède à des biens jamais diffusés en ligne, et négocie de votre côté de la table.

Acheter à Paris en particulier

Tout ce qui précède vaut pour la France entière. Paris ajoute ses propres conditions : des prix autour de 9 500 €/m² en 2026 avec de forts écarts selon l’arrondissement, 15 à 25 % des transactions conclues hors marché sans aucune publication en ligne, et des biens recherchés qui partent en quelques jours.

Pour un acquéreur situé à huit fuseaux horaires, cette vitesse est le véritable obstacle. Ni le droit, ni la fiscalité, ni les formalités. Le temps qu’une annonce parvienne à un portail tourné vers les États-Unis, un acheteur parisien l’a déjà visitée.

Home Select exerce comme chasseur immobilier à Paris depuis 2011. Seize chasseurs bilingues, 1 200+ acquisitions réalisées, 4,8/5 sur Google (130 avis), 6 % de négociation moyenne sur le prix affiché et 45 jours de recherche active. Nous sommes membres de la FCI, la fédération des chasseurs immobiliers. Nos honoraires s’élèvent à 2,5 % du prix net vendeur, minimum 10 000 € TTC, dus uniquement si nous trouvons votre bien.

Ce qu’il faut retenir

La France n’oppose aucune restriction à l’achat par un Américain, et la procédure protège mieux l’acquéreur que son équivalent américain. Les difficultés sont ailleurs : une limite Schengen que la propriété ne lève pas, des banques rendues prudentes par FATCA, une double obligation déclarative qui suit les citoyens américains partout, et un régime successoral capable de primer sur un testament américain.

Aucun de ces points n’est une raison de renoncer. Tous sont des raisons d’anticiper avant de signer plutôt qu’après.


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Questions fréquentes

01 Un Américain peut-il acheter un bien immobilier en France ?

Oui, sans aucune restriction. La France n'impose ni condition de nationalité, ni condition de résidence, ni obligation de visa pour devenir propriétaire. Un citoyen américain résidant au Texas achète un appartement à Paris dans exactement les mêmes conditions juridiques qu'un résident français. Aucune autorisation administrative, aucun investissement minimum, aucune limite au nombre de biens. Les seules différences concernent le financement bancaire et la fiscalité, pas le droit de propriété.

02 Acheter en France donne-t-il le droit d'y vivre ?

Non, et c'est le malentendu le plus fréquent. La propriété et le droit au séjour relèvent de deux corps de règles distincts. Un citoyen américain entre dans l'espace Schengen sans visa pour 90 jours sur toute période glissante de 180 jours, qu'il soit propriétaire ou non. Pour rester davantage, il faut un visa de long séjour, généralement le visa visiteur, qui exige des ressources suffisantes et une assurance santé privée, et qui s'obtient indépendamment de tout bien détenu.

03 Une banque française prête-t-elle à un citoyen américain ?

Oui, mais avec plus d'apport et plus de délai. Les banques françaises demandent généralement 20 à 30 % d'apport aux non-résidents et plafonnent l'endettement à 35 % des revenus. Les obligations déclaratives FATCA conduisent certaines banques françaises à refuser les dossiers de US persons pour ne pas assumer la charge de conformité. Le choix de l'établissement compte donc davantage pour un Américain que pour une autre nationalité. Comptez 6 à 8 semaines pour monter le financement.

04 Quels impôts un Américain paie-t-il sur un bien situé en France ?

La France taxe les biens situés sur son territoire quelle que soit la nationalité du propriétaire. Comptez 800 à 3 000 € par an de taxe foncière pour un appartement parisien standard, plus la majoration résidence secondaire qui atteint 60 % à Paris. Les revenus locatifs sont imposés à un taux minimum de 20 % auquel s'ajoutent 17,2 % de prélèvements sociaux. La plus-value de revente est taxée à 36,2 %. L'IFI s'applique au-delà de 1,3 million d'euros de patrimoine immobilier français net.

05 Faut-il continuer à déclarer aux États-Unis quand on possède un bien en France ?

Oui. Les États-Unis imposent leurs citoyens sur leurs revenus mondiaux quel que soit leur pays de résidence : les revenus locatifs français et les plus-values françaises doivent figurer dans la déclaration américaine. La convention fiscale franco-américaine de 1994 et le crédit d'impôt étranger évitent la double imposition, mais ne suppriment pas l'obligation déclarative. Un compte bancaire français dépassant 10 000 dollars déclenche en outre l'obligation FBAR.

06 Un Américain peut-il léguer son bien français à qui il veut ?

Pas librement. Le droit français réserve une part de la succession aux enfants, la réserve héréditaire, ce qui s'oppose à la liberté testamentaire américaine. Le règlement européen 650/2012 permet de choisir par testament la loi de sa nationalité pour régir sa succession, mais une disposition française de 2021 permet aux enfants écartés par une loi étrangère de prélever une compensation sur les biens situés en France dans certains cas. Toute famille recomposée ou tout legs particulier justifie un conseil avant l'achat.